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 Et une bouteille de Rhum entre autres choses [PV Billie.J.Carter]

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Joacquim Fisher

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MessageSujet: Et une bouteille de Rhum entre autres choses [PV Billie.J.Carter]   Ven 30 Déc - 16:16

Comme à son habitude depuis maintenant plusieurs semaines qu'il avait embarqué à bord de ce rafiot, Joacquim s’accommodait une journée de plus à la passionnante tâche du nettoyage... Tâche ingrate s'il en ai puisque les pirates n'étant pas par définition les plus propres des hommes, c'était bien souvent qu'il découvrait avec beaucoup de lassitude et d'énervement que son travail de la veille était à refaire.
Tandis qu'il balayait la cuisine, le jeune garçon grimaça d'ailleurs de déplaisir de voir l'un des bois-sans soif attablés balancer allégrement son trognon de pomme par dessus son épaule au mèpris total du nettoyage que Joacquim n'avait même pas encore finît de faire. En grommellement en silence quelques jurons Hollandais, Joacquim posa son balais et se rapprocha du trognon de pomme pour le ramasser quand la voie enjoué d'un de ces pirates sembla l'interpeller.

- Ay Crío! Ven aquí. (Hé gamin, viens par-là)
Joacquim releva la tête et regarda le pirate avant e regarder un peu partout d'un air perdu. Ce dernier ria fort.
- Sí, hablo de ti, Vees otra persona tan joven aquí? (Oui, c'est de toi qu'je parle, tu vois quelqu'un d'autre aussi jeune ici?)
Le jeune Joacquim écarquilla les yeux en n'ayant pas compris un traître mot avant de faire grimace désolée pour cette raison. Il n'eût néanmoins pas le temps de s'excuser en Anglais de ne pas avoir compris avant que le pirate continue dans cette langue pour le moins étrangère aux oreilles du jeune garçon.
- No hablas Español eh? No me importa, Ven aquí! (Tu parles pas Espagnol hein? Peut-être, viens là...)
En disant cela, il lui fît avec sa main le geste de se rapprocher en faisant un sourire relativement chaleureux mais néanmoins plutôt édenté. Joacquim se rapprocha donc timidement jusqu'à ce que la grosse paluche du marin le happe et le fasse s'asseoir de force sur le banc. Les hommes continuèrent à discuter et à rire de bon cœur dans leur langue natale avec autours Joacquim qui se sentait un peu comme un intrus. Au milieu de la conversation, l'homme qui lui avait dit de venir lui tapa chaleureusement sur l'épaule en désignant les victuailles face à lui.
- Crío, por favor... Tú visión me entristece, estas Flacucho! Coma un poquito, no puede molestarte no? (Gamin, s'il te plaît... Tu fais de la peine à voir, t'es tout maigrelet! Mange un morceau, ça peu pas te faire de mal non?)
Joignant le geste à la parole (que Joacquim n'avait absolument pas comprise), il saisît une miche de pain qu'il posa sèchement avec un couteau devant Joacquim avec un morceau de fromage et du jambon. Le jeune garçon, qui n'avait pas souvent mangé de viande au cours de sa vie ne se fît pas davantage prier et adressa un sourire reconnaissant au pirate qui sembla attendrît, puis il mangea effectivement une épaisse tranche de pain avec un bout de jambon tandis qu'ils reprenaient leur conversation. Au bout d'une petite minute, le pirate posa à nouveau sa grosse paluche sur l'épaule de Joacquim et se tourna vers lui en lui envoyant au passage l'odeur d'une haleine fraîche et lavée au rhum.
- Ay, Como te llamas? Soy Miguel, Miii-Gueeel... Y tú? Cual es tu nombre? (hé, comment tu t'appelles? Moi c'est Miguel, Miii-Gueeel... Et toi? C'est quoi ton nom?)
Comprenant cette dernière oration appuyée de gestes, Joacquim répondît un peu timide.
- Joacquim...
Après un peu d'hésitation, il ajouta avec un sourire pas très sûr de lui.
- Soy Joacquim...
Les autres poussèrent de grands cris de victoire qui le firent sursauter et applaudirent le jeune garçon en lui tapotant sur l'épaule, Miguel répondît.
- Un verdadero Españolito! Muy bien! Entonces Joacquim, Si hablas como nosotros, puedes comer como nostotros! (Un vrai petit Espagnol! Très bien! Alors Joacquim, si tu parles comme nous, tu peux manger comme nous!
Dit-il en riant au jeune Hollandais qui continuait de lui sourire sans même comprendre un traître mot de e qu'il lui disait quand bien même les éclats de rire des autres espagnols autours ne lui disaient rien de bon. L'homme rapprocha du garçon un bol remplît de petits légumes rouges bizarres que Joacquim n'avait jamais vu auparavant.
- Coma esto y digame que piensas de él. (Manges-ça et dis-moi ce que t'en penses)
Joacquim regarda les légumes bizarrement et se méfia un peu en voyant que tous les regards convergeaient vers lui. Semblant sentir cette tension, Miguel lui tapota encore dans le dos.
- No tenguas miedo! Es muy bonito mirame! Lo come sin problemas, vees? (N'aie pas peur! C'est très bon regardes! Le le mange sans problèmes tu vois!)
Et il avala effectivement le petit légume sans sourcille en ne laissant que la queue. Joacquim endormît donc un peu sa méfiance et croqua le bout du truc pour goûter et se rendre compte que ça n'avait pas spécialement de goût. Autours, les hommes lui firent signe de le manger d'un coup, ce qu'il fît donc pas très convaincu en ne laissant que la queue.
Il mâcha pendant quelques secondes et avala un peu du légume avant de ressentir une désagréable sensation de picotement dans sa bouche, un picotement qui devînt presque une brûlure et qui l'intrigua autant qu'elle le surpris. Il voulût alors respirer et fît l'expérience désagréable de découvrir qu'on lui avait labouré la gorge, et pendant ce temps là le légume lui brûlait vraiment la bouche.
Joacquim lâcha la queue et se plaqua la main contre sa gorge en feu tandis qu'il essayait de parler sans arriver à sortir d'autre son que ce qui s'apparentait à un râle d'agonie. Autours de lui, le Espagnols étaient mort de rire et Miguel, larmes aux yeux, lui tandis une miche de pain que le garçon, lui aussi les larmes aux yeux (par pour la même chose) s'empressa de mordre comme un dément pour se soulager.
Joacquim avait alors craché l'intégralité du légume mais dansait sur place comme un diable, complètement rouge de douleur et pleurant sans émettre de son puisqu'il avait du mal à respirer, chaque courant d'air lui brûlant un peu plus l'œsophage. Voyant que le pain ne semblait pas avoir d'effet, il se précipita sur un cruchon et commença à en avaler le contenu à grosses gouttes malgré les protestations des espagnols paniqués qui devaient sans doute lui dire qu'il ne fallait pas qu'il boive ça... Qu'importe, il lui fallait à boire, de toute urgence, A BOIRE!!!!
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Billie Joe Carter

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MessageSujet: Re: Et une bouteille de Rhum entre autres choses [PV Billie.J.Carter]   Ven 30 Déc - 23:55



Billie venait de recevoir un sermon pour mauvais comportement. Quoi, ce n'était pas fichtrement pirate de fracasser une chaise sur la tête d'un marin ivre lorsqu'il vous drague dans une taverne sordide, peut-être? Et d'enchaîner par des coups de bouteille à la volée sur ceux qui se sont jetés sur vous, perturbés dans leur quiétude par la beuglante d'une blonde en furie? Et tout cas, la réputation du navire fut faîte, et ça n'avait pas plu aux supérieurs. Autant dire que la jeune femme était dans tous ses états - et pas les bons - et qu'elle ne savait même plus quoi faire à bord. Jamais l'idée de quitter le Prince des Tempêtes ne lui aurait effleuré l'esprit. Mais là, tout de suite, que devait-elle faire? Elle n'avait aucune envie d'aller se goinfrer avec les autres membres d'équipage, bien que piquer dans la réserve secrète de rhum des matelots était une tentation extrêmement forte.

Elle avait donc préféré faire les cents pas sur le pont, se dirigeant une fois vers la cantine, l'autre fois vers l'arrière du navire. De là où elle était, elle pouvait entendre les Espagnols, récemment engagés, qui riaient à gorge déployée après un dîner arrosé. Si jamais la capitaine, la Scarlett, leur tombait dessus, qu'est-ce qu'ils allaient prendre... Ben oui, elle avait connu. Il y a quelques heures à peine. Et elle n'aurait pas voulu recommencer. Scarlett ne l'effrayait pas, car il y avait peu de choses en ce monde qui pouvait briser la fierté de la Carter. Mais elle éprouvait énormément de respect pour cette femme qui, grâce à la force seule de son caractère, s'était procuré un bâtiment, avait rallié des dizaines d'hommes et de femmes à sa cause, et s'était fait respecter de tous. Alors elle n'avait, pour la première fois de sa vie, pas pipé mot, et avait écouté jusqu'à la fin le discours de sa supérieure hiérarchique, à qui elle devait tout de même sa liberté.

Elle aurait voulu réfléchir. Songer à ce qu'elle allait faire, maintenant qu'elle était embarquée en mer. Maintenant que plus aucun lien ne la retenait, et que personne - si ce n'était le capitaine - ne pouvait lui dicter sa conduite. Elle était un pirate. Un forban. Un vrai. Comme son père en qui elle avait une confiance totale. Mais ses rêvasseries étaient entrecoupées de ce rire bruyant et gras qui commençait fortement à l'agacer. Alors elle se mit en marche, d'un pas décidé, vers la bande d'ahuris qui commençaient à lui courir sérieusement sur le haricot.

Elle ne distingua d'abord qu'une masse de cheveux hirsutes et noirs comme les corbeaux de sa vieille Angleterre. Les gars qui se dressaient devant elle possédait un profil sec, mais n'étaient pas imposants pour autant. Elle n'aurait aucun mal à les remettre à leur place. Cependant, qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle distingua une petite tête blonde dans la masse... Très petite. Trop pour être espagnole. Trop même pour être adulte. Joacquim?! Il semblait affolé, les hispaniques riaient. A en juger par les petites taches rouges disposées sur la table... Du piment.


._Oh my God !


Un anglais si prononcé n'était dans la bouche de la blonde qu'en cas de réelle inquiétude. Et faire avaler une gousse de piment entière à un gamin de onze ans, c'était une réelle inquiétude, oui. Surtout quand elle le voyait sautiller d'une telle façon sur place. Puis, les rieurs se figèrent. Le garçonnet s'approchait trop près à leur goût de ce qui lui semblât être... De l'alcool. Qu'il avala d'une traite, sans doute dans l'espoir de soulager sa gorge. Non seulement l'effet escompté ne serait pas atteint.. Mais à son âge, et avec le peu d'expérience de l'alcool qu'il devait posséder, le petit Hollandais allait passer la pire nuit de sa vie, après sa première - et sévère - cuite.

Nul doute que si l'Anglaise avait connu des insultes dans la langue des abrutis qui avaient causé tous ces soucis, ils s'en seraient mangé dans la figure. Elle se contenta donc de son répertoire injurieux anglophone, auquel les matelots ne devaient pas comprendre grand chose. Cependant, la grimace de colère et les gesticulations nerveuses de la jeune femme devaient parler à sa place. Quittant sa phase colérique, Billie attrapa le bras frêle de Joacquim et le força à s'asseoir à côté d'elle.


._Joacquim, est-ce que ça va ?, s'inquiéta-t-elle tandis que le gamin continuait à s'étouffer


Elle lança un regard courroucé aux Espagnols leur indiquant qu'ils avaient intérêt à déguerpir, maintenant. Elle leur chipa le reste de rhum qu'ils avaient à disposition et porta le goulot de la bouteille à ses lèvres, ingurgitant le liquide chaud et alcoolisé. Ah, c'est fou comme ça pouvait l'apaiser.

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Joacquim Fisher

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MessageSujet: Re: Et une bouteille de Rhum entre autres choses [PV Billie.J.Carter]   Sam 31 Déc - 9:48

Ayant regagné leur sérieux, les Espagnols, hésitants, essayèrent de retirer le cruchon de rhum de la bouche de Joacquim, en insistant de plus en plus jusqu'à lui enlever. Alors que le jeune enfant commençait à se coucher en chien de fusil pour se tordre de douleur, ils commencèrent à vraiment s'inquiéter et lui amenèrent une miche de pain près de la bouche avec un cruchon d'eau.
L jeune garçon leur aurait sans doute craché des flammes à la figure s'il avait pût à ce moment là mais se contenta d'ouvrir grand la bouche et de la refermer comme un poisson hors de l'eau.
Leur cacophonie étrangère repris, ils étaient apparemment paniqués et en train de se défouler un peu sur le Miguel qui s'avérait bien embarrassé en tapotant un peu fébrile sur la joue du jeune garçon.

C'est ce moment là que choisît Billie pour faire une apparition qui passa complètement inaperçu aux yeux de Joacquim, bien trop occupé à pleurer sur son sort pour même se rendre compte qu'elle insultait copieusement les Espagnols qui ne lui répondirent rien, n'affichant qu'un sourire un peu crispé de désolation mais aussi de colère contenue... Nul doute qu'elle s'en serait pris une si sa réaction n'avait été légitime.

Hésitant, ils préférèrent laisser Billie prendre en charge le mourant qui, entre deux crises de larmes et deux respirations saccadées, avait remarqué avec plaisir que son amie était là. Il aurait préféré qu'elle ne le voie pas souffrir et mourir, mais la savoir à ses côtés dans ses derniers instants lui réchauffait le cœur... Parce que oui, Joacquim croyait dur comme fer qu'il vivait bien ses derniers instants à en juger par le fait qu'après une bonne trentaine de secondes passées à s'étrangler à moitié, ça n'allait pas mieux.

Mais pourquoi m'ont-ils empoisonné se demanda-t-il? Et il ne comprenait pas non plus pourquoi ces derniers le regardaient maintenant si préoccupés alors qu'ils savaient bien qu'il lui avait donné de quoi mourir...
Tandis que Billie s'éloignait pour chiper une cruche, Joacquim entendît des protestations qui se turent presque aussi tôt. Les Espagnols laissaient donc la belle prendre leur cruchon d'alcool mais restaient bien là... Joacquim, n'ayant strictement rien compris, ne chercha as à s'encombrer de détails et ne voulait que se soulager et aussi, avec une force qu'il ne se serait jamais soupçonné, arracha le cruchon des mains de Billie alors qu'elle venait d'en avaler une gorgée pour le boire à grosses lampées. A BOIRE!!!
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