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 Mary Anne Verlain, l'Amoureuse.

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Mary Anne Verlain

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MessageSujet: Mary Anne Verlain, l'Amoureuse.   Dim 1 Mai - 16:11

    Commençons par ton nom... Mary Anne Verlain.
    T'es pas un peu jeune pour être pirate ? Vingt ans, mais tout le monde lui en donne seize ou dix-sept.
    Et si t'étais pas libre comme l'air, tu s'rais chez qui ? On ne le sait point. On la prétend mi-Anglaise, mi-Française mais on préfère tout de même la croire d’origine céleste, avec pour seul parent le Seigneur.
    Et tu fais quoi de ta vie ? Prostituée.


    Et t'es plutôt gringalet ou baraqué ? Mary Anne incarne l’innocence, la pureté avec une somptueuse perfection. Une perfection qui lui vaut d’être souvent comparée à un ange.
    Sa petite taille, sa stature frêle et l’indicible raffinement dans chacun de ses gestes en font une jeune fille à l’apparence délicate, une délicatesse que la finesse des traits de son visage d’albâtre confirme, de même que cette petite bouche à la carnation rosée, qui évoque un bouton de rose s’épanouissant timidement sur ce faciès de neige.
    Ses deux prunelles d’un bleu pâle pénétrant s’accordent joliment avec ce teint de nacre, considèrent ce qui les entoure avec un regard quelque peu vitreux, comme si l’esprit de la jeune fille vagabondait au loin, sans doute au milieu des vagues, de leur vif chuchotement, des exhalaisons salées qu’elles dégagent… Elles s’illuminent cependant à l’entente d’une voix lui racontant d’épiques péripéties au bord d’un bateau avec pour seul environnement cette immensité azuréenne, gardienne de trésors et tombeau d’innombrables pirates.
    Enfin, une courte chevelure d’un blond argentin, rassemblée en un chignon dont une frange s’échappe pour tomber raide sur le front de Mary Anne, surplombe ce regard au bleu éthéré.
    La perpétuelle rêverie qui trouble son regard céruléen et détend les lignes de sa figure en une songeuse douceur fait cependant d’elle un ange mélancolique, un ange auxquels manquent d’indéfinissables étendues azuréennes… Non pas celles du firmament mais celles de la mer.
    Les exubérants décolletés de ses tenues, souvent sombres – en une sorte de deuil éternel des océans qu’elle n’observera jamais de la poupe d’un navire –, dévoilant la naissance d’une poitrine à la sensible chair pâle, pourtant irrémissiblement souillé par le toucher concupiscent d’innombrables hommes ; et sa fine gorge à la lactescence parfois tachée de marques violacées, reste d’une luxurieuse gourmandise avilissante, contredisent les airs angéliques dont son physique la gratifie. Ils les contredisent sans pour autant les annihiler, et font plutôt d’elle un ange déchu, un ange brisé par la fatalité d’un monde auquel il n’appartient pas.

    T'es pas du genre à tenir tête au capitaine, au moins ? L’apparence de Mary Anne est tout ce qu’il y a de plus honnête, elle ne s’avère être que le reflet d’un caractère aussi candide.
    En effet, la jeune fille est d’une douceur infinie, une douceur que traduit la plupart du temps le mince sourire à la tendresse réservée qui étire ses lèvres à la roseur de perle, qu’elle adresse à tous sans exception, que ce soient de simples passants ou les individus qui la dépravent tous les soirs.
    Sans surprise, elle s’accompagne d’une gentillesse qui ne semble jamais s’épuiser, une gentillesse que l’on estime tout à fait naturelle pour cette création de Dieu la plus pure ; une gentillesse placide, absente, cependant.
    Tout comme elle, en fait. Placide, absente, son esprit s’égarant au milieu d’eaux farouches, dont les vagues meurent contre le bois du bateau sur lequel elle croit se trouver.
    Le regard toujours tourné vers le grand large, le hurlement que pousse incessamment son corps désireux de retrouver celui-ci s’exprime en cette aura de paisible désenchantement qui émane d’elle.
    L’océan est son seul et unique amour, le seul à ne pas prétendre la séduire alors qu’elle a depuis bien longtemps succombé à ses charmes, de sa parure au smalt profond à son parfum de fraîcheur légèrement salée. Tandis qu’elle s’offre aux hommes qui la galvaudent de leur appétit charnel, c’est à la mer qu’elle s’offre véritablement par la suite, cette mer à laquelle les susdits hommes la mènent par le biais de leurs récits. L’éclat d’un amour éveillé anime alors ses orbes jusqu’ici brumeux de ce manque que la voix rauque de son amant d’une nuit tarit.
    Malheureusement, effarouchée comme elle est, la jeune fille n’a jamais trouvé le courage de s’arracher à sa misérable condition de prostituée pour devenir pirate et n’appartenir qu’aux flots. Les mystères de cet amour qu’elle ne connaît que de par les histoires que l’on veut bien lui narrer l’effrayent, et elle préfère pour le moment l’aimer de loin.
    Un jour, peut-être, se résoudra-t-elle à découvrir l’océan d’elle-même et retrouver ces ailes dont le destin l’a privée… Redevenir cet ange des mers auquel une queue de poisson aux écailles nacrées auraient été d’une plus grande utilité que ces ailes au plumage albuginé.

    T'aurais pas une histoire à nous raconter ? Mary Anne Verlain, aussi pure et innocente qu’elle apparaisse, est née d’un adultère, une honteuse union entre deux nobles, une comtesse anglaise et un duc français. Le nom qu’elle ne porte, elle ne l’a hérité d’aucun des deux mais de la femme à laquelle on l’a subrepticement confiée dès que sa génitrice l’eût mise au monde – ‘‘on’’ désignant le mari de celle-ci qui l’a appris de l’un de leurs domestiques, involontaire témoin des amours immoraux de son épouse.
    La femme que l’on a payée à la garder dans le plus grand secret était une prostituée logeant à la Jacressarde. Elle a élevé Mary Anne avec une aimable indifférente, plus intéressée par ce que cela lui rapportait que par l’enfant en elle-même, ne lui a jamais parlé de ses nobles origines comme l’avait exigé l’époux trompé, et ne lui a jamais permis d’avoir d’autre espoir d’avenir que celui de prostituée.
    Pourtant, dès son plus jeune âge, elle s’est trouvée inexplicablement attirée par la mer, la liberté et l’odyssée qu’elle lui promettait en de tonitruantes paroles s’écrasant contre la falaise sur laquelle elle aimait venir pour observer les interminables étendues saphir.
    A quatorze ans environ, alors que sa tutrice meurt d’une quelconque maladie, elle devient prostituée et, au lieu d’admirer l’océan du haut de la falaise, se contente de la vue que lui offre la fenêtre de la chambre dans laquelle elle se retrouve, après avoir été souillée.
    C’est lorsqu’un homme ivre, une fois avoir bestialement savouré sa pureté maculée, lui raconte sa dernière aventure en mer sous une impulsion inexplicable, en un discours décousu et brutalement interrompu par son endormissement spontané, que Mary Anne expérimente ce plaisir qu’elle éprouve à être ainsi soudainement rapprochée de son amour. Et c’est depuis cet homme-là qu’elle prie tous ceux qui partagent sa couche, avec une voix fluette, de lui conter leurs histoires.


    Ton prénom/pseudo :J’en ai plusieurs mais disons que sur la Toile, c’est majoritairement Didou367.
    Ton âge : Quinze ans et des cacahuètes.
    Comment as-tu découvert le forum ? Ooow, un peu compliqué x___x. C’est-à-dire que… Je me baladais dans les partenariats d’un forum (Hetalia RPG) auquel je compte éventuellement m’inscrire et puis… et puis voilà.
    Ta première impression : J'ai pas fini d’explorer le forum, donc je ne sais pas trop, mais pour ce que j’en ai vu, je pense que je vais bien m’amuser. En tout cas, j’aime beaucoup l’aspect du forum (C’est lui qui m’a tout d’abord attiré x)).
    Le code du règlement : Ok par Scarlett
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Scarlett C. Lewis

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MessageSujet: Re: Mary Anne Verlain, l'Amoureuse.   Mar 3 Mai - 17:12

Bonjour ! (Enfin rebonjour, d'après ce que j'ai lu ^^) Alors j'ai mis un peu de temps à lire cette fiche car le créateur de Mary-Anne est actuellement absent et j'espérais qu'il reviendrait pour me donner son avis, mais ça me gêne de te faire attendre.
Pour ce qui est de la correction, je ne vois pas grand chose à dire pour ce qui serait des erreurs historiques ou orthographiques. Je te valide donc avec plaisir ! :D Si Crow a quelque chose à corriger, je suis sûre qu'il te le fera savoir avec diplomatie. En attendant, je t'ajoute ton rang et ton groupe, et tu peux dès à présent créer ta fiche de relations et ton journal de bord, et participer au recensement qui est en cours sur le forum. =) Au plaisir de te voir jouer bientôt ♥
J'ai aussi changé ton pseudo en Mary-Anne Verlain sans petite étoile, puisque tu as le rôle =P
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Mary Anne Verlain

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MessageSujet: Re: Mary Anne Verlain, l'Amoureuse.   Jeu 5 Mai - 18:36

Eh bien, merci beaucoup ! (Malgré mon retard, hein :D)
Enfin, si jamais il s'avère que je dois changer quelque chose, ma foi, je le ferais ;).
Puis merci de m'avoir débarrassé de la petite étoile, je la trouvais horriblement moche dans mon pseudo x').
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MessageSujet: Re: Mary Anne Verlain, l'Amoureuse.   

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Mary Anne Verlain, l'Amoureuse.

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