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 Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]

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Lizelotte Daime

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MessageSujet: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   Mar 12 Avr - 13:40

S'il y avait une chose dans laquelle Lizelotte excellait, c'était bien dans l'art de s'attirer des ennuis et ce, quelque soit le temps, le lieux ou le moment de la journée. Ce soir, elle en oubliait presque la raison. Une main aux fesses trop insistante, un cruchon d'eau sur une tête, peut-être... Qu'importe. L'important, c'est qu'elle courait, à présent.

En femme qui se respecte, la vitesse n'était pas son fort. Seulement, la jeune femme se révélait être endurante et contrairement à ses poursuivants, elle possédait un avantage indéniable : elle tenait sur ses jambes. Il faisait nuit, les marins étaient de tous jeunes pirates fraichement embarqués, qui revenaient pour la première fois vivant d'un pillage. Peut-être même avaient-ils eut une paye et avaient décidé de fêter dignement cet exploit en buvant jusqu'à plus soif. Trop. Adieu bonnes manières, voilà les deux jeunes sots qui se croyaient tout permis, sensation de jeunes maîtres du monde, à qui tout est du et rien n'est impossible, et s'étaient un peu trop laissé aller dans toutes leurs avances. Arriva ce qui devait arriver, l'orageuse blonde avait sévit, outrepassant ses droits de femmes -si tenté qu'elle en eut vraiment-, laissant place à son mauvais caractère si impulsif. Oh, à présent elle regrettait ! Vraiment, messieurs, son cerveau vous implorait de laisser passer cette querelle et d'oublier ! Mais sa fierté, elle, la faisait courir et sourire en voyant deux hommes se faire distancer par une simple femme. En jupons, en plus.

Car malgré les jupes et son manque d'entrainement physique, Lizelotte jouissait d'une meilleurs connaissance du terrain et d'une sobriété qui ne la faisait ni tituber, ni tomber. Ainsi, il ne lui restait plus qu'à se cacher et attendre que les ennuis s'en aillent par eux même. Si par mésaventure elle recroisait les deux jeunes gens, sans doute prétexterait-elle que c'était l'alcool qui avait tant cogné la tête des jeunes marins. Cette technique avait souvent porté ses fruits. Mais pour le moment, les jurons et grognements lui laissaient sous-entendre qu'ils n'étaient pas prêt à entendre cette explication.

Combien de temps dura la poursuite ? Lizelotte n'en su trop rien. Elle se savait simplement fatiguée, les joues brulantes et dépeignée. Mais les insultes s'étaient tus, les poursuivant se trouvaient sans doute loin. À courir au hasard, la jeune femme chercha du regard un endroit où découcher, ne souhaitant pas attirer des ennuis à ses compagnes d'infortune du bordel. Le Fortin se dessina devant elle et sembla être une excellente cachette pour cette nuit. Elle y entra avec hâte, gravis les marches aussi vite qu'elle pouvait, refermant trappes et portes derrière elle et enfin, elle arriva au sommet. Là, les jambes flageolantes, elle s'approcha du bord, puis sa fatigue la rattrapa d'un coup et elle tomba, exténuée et haletante, s'accrochant à un créneau pour ne pas finir à terre.

Elle tenta dans un premier temps de calmer son cœur et retrouver son souffle puis jeta un regard à la mer, de cette hauteur. Une certaine mélancolie la prit par surprise, ressassant pour une fois depuis longtemps les aventures qui l'avaient menée ici. Mais peu de place au répit, voilà que malgré le bourdonnement de ces oreilles et le bruits des vagues, des bruit de pas s'entendaient. Le cœur de Lizelotte manqua un battement et elle jura : quelle sotte d'être monté ici ! Maintenant, elle n'avait nul part où fuir ! Elle se redressa sur ses maigres jambes, se saisit d'un morceau de pierre -assez lourd pour assommer quelqu'un, assez léger pour qu'elle le soulève- et s'approcha de cette trappe traitresse, où les bruits de pas confirmaient que l'on venait.

Elle souleva le morceau au dessus de sa tête, serra les dents et fronça les sourcils. Qu'il ose venir, cet inconnu ! Elle saurait le recevoir...


Dernière édition par Lizelotte Daime le Mar 28 Juin - 21:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   Mar 12 Avr - 15:10

Décidément, Malpertuis n'aimait pas les escales. Tant qu'il était en mer, avec ses petits Amphitrions, le capitaine, le Khazi et l'insolent Corbeau, il était en quelque sorte chez lui. Il avait tant à faire qu'il ne pouvait pas se permettre de nostalgies, d'espoirs improbables de retour à Paris, de manques quelconques. Comment déplorer le manque de conversation des marins, quand du matin au soir il fallait relayer les ordres, vérifier les munitions, les rationnements, l'état du bateau, etc. ? Comment se plaindre de la nourriture, quand on avait si faim que même le bois de la coque eût été un festin ? Comment se plaindre du manque de femmes, quand il fallait faire fouetter quelques marins que ledit manque portait à à peu près n'importe quoi ?

Les escales étaient, à l'inverse, le moment du désoeuvrement pour le Maître d'équipage. Il souffrait de devoir s'éparpiller, répondre aux instincts réprimés pendant des mois, que ce soit de la table ou du lit, que ce soit de simplement marcher sur de la terre ou aller se décrasser au ruisseau. Peut-être même y avait-il, chez ce protestant qui s'en était tout à fait remis à Dieu depuis son veuvage, quelque chose comme la crainte du pêché que consommait forcément le marin en escale. Peut-être, mangeant mal, dormant seul et ne laissant de place à aucun état d'âme, l'homme en mer était-il plus proche de la vie selon Dieu ?... C'était évidemment sans compter sur les vols, pillages et meurtres, mais on ne peut pas tout avoir, n'est-ce pas ?

Toujours est-il que Malpertuis n'aimait pas les escales, sauf pour une seule chose que seules elles pouvaient lui permettre : la solitude. Il la cherchait assez régulièrement, après avoir mangé dans les auberges et lutiné dans les maisons closes. Il y avait évidemment du danger à trop s'isoler dans Tortuga de Mar, mais quand on choisit l'office de pirate, le danger devient un état plus ou moins familier. Ce jour-là, la marche en solitaire l'avait mené du côté du fortin, et la nuit en tombant l'avait surpris. Le Parisien avait trouvé intéressante la petite aventure que serait une nuit au fortin abandonné de Tortuga.

Le lieu était désert, par bonheur ! Alors qu'il se récitait tranquillement des vers en approchant de la trappe par laquelle on accédait à l'ermitage qu'il s'était choisi, il eut le sentiment – instinct de l'homme d'action qu'il était tant bien que mal devenu ? – que quelqu'un s'y trouvait déjà.

- Il y a quelqu'un ? Héla-t-il.

Craignant de n'avoir pas été entendu, il reprit :

- Il y a quelqu'un ? Je suis armé, mais je ne cherche pas la querelle. Si vos intentions sont pacifiques, nous devrions nous entendre, j'ai une bouteille de rhum que je consens à partager... si le coeur vous en dit ! Et si je suis importun, je repartirai comme je suis venu, j'espérais juste pouvoir passer la nuit quelque part, et je suis assez fatigué pour espérer n'avoir pas à repartir jusqu'au port...
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Lizelotte Daime

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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   Mar 19 Avr - 15:24

Cette voix lui sembla familière. Pendant un instant, Lizelotte relâcha son attention, cherchant dans ses brides de souvenirs à qui cette voix appartenait. Quelqu'un croisé, tout au plus, sinon, elle saurait remettre un visage. Avec un flot de parole défiant les lois de l'humain. Oui, ça elle en était certaine, cette intuition était aussi percutante que la carafe d'eau qu'elle avait fichu dans la tête du marin, tout à l'heure. Elle fronça son nez, tandis que ces indices lui revenaient... puis finalement secoua la tête, admettant pour elle-même avoir décidément une bien mauvaise mémoire auditive.

Ainsi, la jeune femme raffermit sa prise sur son caillou. Bon nombres de gens qu'elle croisait régulièrement s'avançaient avec des intentions on ne peut plus « pacifique », selon leurs dires, pour se dévoiler par la suite. La blonde ne tenait pas à prendre de risque ce soir. De plus, la population de Tortugua s'emplissait de pirates ce soir. Et que vaut la parole d'un pirate ? Autant que la sienne, à son jugé. Alors, elle choisit de ne rien répondre, souhaitant que l'invité surprise partirait de lui même face à ce silence. Et si ce n'était pas le cas, elle espérait l’assommer assez avec son arme improvisée pour parvenir à s'enfuir.

D'ailleurs, prête à cet effet, elle leva encore un peu la pierre derrière sa tête, s'assurant ainsi plus d'élan.

« Hu ? »

Mais c'était bien sans compter que Lizelotte avait les bras aussi musclé qu'un roseau.

« Hii ? Hiii ! »

Et que plutôt que d'entrainer son morceau de mur contre la crâne d'un assaillant, ce fut ce dernier qui mena la danse en l'entrainant vers l'arrière. Pour parer sa chute, la jeune femme s'accrocha. Au même objets auquel elle s'était déjà accroché : sa pierre, qui finit par l'allonger définitivement sur le dos, lui coinçant la main sous son corps rocailleux. Lizelotte grimaça et se redressa, tirant sa main contre elle pour l'observer. Elle était égratignée, sale, douloureuse, rouge... la jeune femme resta une seconde silencieuse.

- Interlude scientifique-
Dans les années 2000, des scientifiques expérimenterons que si un sujet est soumit à une douleur, crier et jurer le rend plus résistant à la dite douleur.
- Fin de l'interlude scientifique-

Peut-être pouvait-on juste entendre le craquement de ses nerfs. Mais elle se mit alors à grommeler. Puis parler. De plus en plus fort. Puis hurler dans sa langue natale des injures et autres ignominies que l'on ne voudrait pas trouver dans la bouche d'une femme. Pourtant, gageons que si hurler et jurer atténuait la douleur, alors Lizelotte ne devrait, approximativement, plus pouvoir ressentir de douleur pour une bonne dizaine d'année à venir.

Et puis flûte pour la tranquillité, la discrétions et tout le reste.
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   Dim 15 Mai - 9:08

Au cri qu'il entendit, Malpertuis bondit sans plus de prudence, et, surgissant de la trappe, s'arrêta net.

-Vous ? Cria-t-il presque de surprise.

Il se retint de rire. Devant lui se tenait la fille de l'auberge, qu'il avait rencontré avec Philipp Kerner, le second de Bloody's. Elle était plutôt jolie, quoique pour l'heure sa mine rétive – que visiblement elle quittait rarement – ne se voulait pas trop engageante. Voyant la pierre et l'éclat meurtrier de yeux clairs qui le toisaient, Malpertuis crut comprendre qu'il n'était pas le bienvenu et considéra que se tenir sur ses gardes serait peut-être le gage de nouvelles traversées à bord de L'Amphitrite.

Il se tint loin d'elle, et n'esquissa pas un geste dans sa direction, comme il l'eût fait pour un cheval à dresser ou un chien apeuré. Il écarta légèrement les mains de son corps, pour montrer que ses armes étaient à sa ceinture, et qu'il n'avait aucunes intentions violentes.

- Le bonsoir, reprit-il en détachant bien ses syllabes. je ne sais pas si vous vous souvenez de moi... Malpertuis, Maître d'équipage à bord de L'Amphitrite, Parisien passionné. Je suis confus, mais la surprise doit m'avoir brouillé l'esprit. Rappelez-moi votre nom...

Le pirate rougit un peu, quoique la pénombre ne dût pas permettre de le voir. Il mentait : la surprise n'y était pour rien, seulement, pouvait-il avouer qu'il avait préféré retenir le nom du second de Bloody's Revenge plutôt que celui d'une des cinq cents prostituées de Tortuga ?
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Lizelotte Daime

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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   Mer 18 Mai - 10:41

De cette journée de première rencontre, Lizelotte également n'en conservait qu'un très vague et brumeux souvenir. Non pas parce qu'elle avait estimé plus important de se souvenir du nom du second de l'autre navire – navire dont elle avait également oublié le nom-, mais plutôt parce que sa mémoire avait préféré retenir le tonitruant mal de tête qu'elle avait eut le lendemain – plus tard nommé « gueule de bois », mais la jeune femme démentira toute accusation de ce genre-. Elle se rappelait, vaguement, à la vu du parisien, une dispute... Mais après tout, avec elle, l'affaire était courante.

L'homme lui montra ne pas tenir ses armes. De même, Lizelotte distingua qu'il était justement armé. Ainsi, elle serra les poings, les cacha sous ses bras qu'elle croisa et ramena un peu plus ses jambes contre elle, avec l'air farouche de ceux qui se méfient. Elle aurait été un chat, sans doute aurait-elle fait le dos rond en feulant. Mais ce fut tout de même plutôt docilement qu'elle donna son nom, emmenant un son à mi chemin entre le grognement et le marmonnement :

« Lizelotte. »

Elle avait pensé, pendant quelque secondes, à donner une fausse identité, pour, si dispute il y avait encore -et ça, la blonde n'en doutait pas-, n'avoir que peu d'ennuis par la suite. Mais hélas ! Elle savait que s'il y avait plus de prostituée à Tortugua que d'or dans les poches de tout les pirates réuni, les qualificatifs « prostituée », « blonde » et « caractère de chien » menait assez vite à elle, faux nom ou non. D'ailleurs, fidèle au dit caractère, elle ajouta :

« Ainsi aurez-vous le loisir de l'oublier à nouveau. »

Peut-être pouvait-on dire que le sens de l'hospitalité de la jeune femme laissait à désirer.
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   Lun 23 Mai - 7:28

Le premier mouvement du Français fut de protester. Mais il se souvint de ce qu'il avait surnommé « jolie mégère » la jeune femme qui se tenait devant lui lors de leur première rencontre, et, fidèle à la sagesse populaire que sa mère s'était fait un devoir de lui enseigner, il se fia à sa première impression. Il inclina le buste en souriant et déclara avec un sourire ironique :

- Soyez assurée que je vous le redemanderai expressément, si j'en venais à l'oublier à nouveau, Madame.

Il songea, à part lui : « Avec une telle promesse d'amabilité, c'est un plaisir de vous questionner !... »

Ayant bien montré qu'il ne souhaitait pas faire usage de ses armes, il ôta la besace qu'il avait en bandouillère et dans lequel se trouvaient ses achats du jour : du pain et du rhum – homme heureux !

- Avez-vous faim ? Je vous propose de partager mon humble pitance – quoique le rhum que j'aie là soit le meilleur de Tortuga.

Et, de peur qu'elle ne le rabroue immédiatement, Malpertuis ajouta vivement :

- Je retiens mieux les prénoms des personnes avec lesquelles je partage un repas... C'est une étrange façon de graver mes choses en ma profuse mémoire, mais que voulez-vous ? Il faut faire avec sa nature.

Ayant dit cela, il s'assit sur le sol, sortit la bouteille de rhum qu'il posa sur le sol du fortin, et commença de couper le pain avec son couteau – tout cela sans plus se préoccuper, semblait-il, de la jeune femme debout à quelques pas de lui. En vérité, Malpertuis ne pensait qu'à elle, et guettait du coin de l'oeil sa réaction.
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   Mer 1 Juin - 11:26

Spoiler:
 

Ce fut un mur de méfiance -plutôt hostile- que le français rencontra. Mur blond, farouche, ramenant un peu plus ses jupons contre le lui. La mine durablement grognon, tout juste un peu plus repliée sur elle même, Lizelotte semblait prendre très à cœur les rumeurs la concernant -celles, nombreuses, parlant de son mauvais caractère surtout- et mettait beaucoup de bonne volonté à ne pas les contredire. Dommage pour notre pirate ! Pourtant, ce fut d'une voix presque calme, l'air presque dénué d'agressivité qu'elle s'avança légèrement.

« Alors, si je veux avoir l'honneur que vous vous souveniez de moi... Il faut que je mange avec vous ? Oh, soit. »

La jeune femme tendit la main avant de soudainement se retirer, croisant les bras contre son ventre et reprendre d'une voix ironique et moqueuse :

« Ooooh, mais attendez, suis-je bête ! Je n'ai pas envie de vous connaître, pas plus que je n'ai envie que vous ne me connaissiez ! »

Sourcils froncés, elle tourna la tête sur le côté, la mine de nouveau boudeuse.

« Voyez les choses du bon côté : ni vous ni moi n'aurions quoi que ce soit à y gagner, alors, autant vous éviter cette peine. Pas la peine de me remercier, c'est tout naturel. »

D'un geste de main, elle chassa ces remerciements imaginaires avant de nouveau se refermer sur elle même. Son ventre grogna d'indignation – la faim se cultive, à ne pas manger le soir et à courir dans les rues !-, ce à quoi elle répondit d'un haussement d'épaule.

« Et puis, rien n'est gratuit, sur cette île, marmonna-t-elle d'une voix étouffée par sa jupe, et je n'ai pas de quoi payer. Alors, oubliez moi simplement, voulez-vous ? Oh, n'allez pas dire que je suis ingrate, je vais même, en fait, vous donner une aide ! »

La générosité de Lizelotte se traduisit par un pas vers la trappe. Avec prudence et concentration, elle se glissa dedans, se méfiant de ses jupes qui n'aidaient pas à la manœuvre. Et voilà ! Dire que la jeune femme avait juste souhaité être tranquille, la voilà, fatiguée et affamée, à faire ce qu'elle jugeait comme une acrobatie un peu trop dangereuse pour elle. Oh, elle avait bien conscience qu'elle allait devoir la faire, cette descente ! Mais au moins avait-elle espéré que le geste puisse attendre le lendemain. Le pied un peu plus assuré, elle lança un dernier regard au pirate, sans avoir prit la peine d'écouter une quelconque réplique de sa part et lui lança une dernière politesse :

« Et bien bonne soirée Monsieur.  »

De sa bouche, vraiment, ces paroles avait la teinte de l'ironie.
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MessageSujet: Re: Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]   

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Qui s'y frotte s'y pique ! (Pour Malpertuis !) [FINIT-à pus partenaire]

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