..
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 - Sybil Tweed -

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sybil Tweed

*

Féminin
Messages : 32
Localisation : Là où ses tâches journalières l'amènent...
Humeur : A la convenance du moment présent...

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: - Sybil Tweed -   Mar 12 Avr - 11:51

Une radio qui m'entraîna dans ce voyage...


" Comme le reflet de la lune tremble
Dans les vagues déchaînées de la mer,
Tandis qu'elle-même, tranquille et sûre,
S'avance sur la voûte céleste :

Ainsi avances-tu, bien-aimée,
Tranquille et sûre, et seul tremble
En mon coeur ton reflet,
Car mon coeur, lui, est bouleversé. "
Heine.






    Commençons par son nom...
    Que devient un nom lorsqu’il nous est impossible de le prononcer..? Vous n’aurez sans doute pas de réponse avant qu’une telle chose vous arrive, mais ce n’est pas cette révélation que vous venez chercher par ici, n’est-ce pas.
    Celle que vous désirez est plus simple, enfin en quelque sorte… La personne que je vais vous présenter est la fille de Yoric Tweed, le Barbier actuel de Tortuga, et de Vevina. Mais elle n’est pas seulement fille, elle est aussi devenue femme et mère au cours de ses dernières années, ainsi que veuve, même si elle est la seule à ne pas l‘accepter. Et tout cela sous le nom de Sybil.
    Si nous parlons ensuite de sobriquet, je peux vous en révéler certain, comme celui de « la Femme de Pierre » qu’elle était avant de connaitre son époux actuel. Ou ceux précieux de « l’Hirondelle », le nom par lequel, il l’appelait, ainsi que du « Mère » qui sort de la bouche de son fils… Par les autres, s’ils n’utilisent pas son prénom, elle est simplement vue comme « la Veuve Tweed » ou encore et toujours « la fille du Barbier ».

    Elle est pas un peu jeune pour être pirate ?
    Sybil n’est plus dans sa toute première fraîcheur de vie, mais cela vous l’aviez deviné, j’imagine. Et quelle importance me diriez-vous, on peut être pirate à n’importe quel âge, si le cœur y est… Seulement voilà, elle n’a et ne choisira jamais cette voie. C’est un fait certain après avoir pu observer 37 ans de vie en ce monde et sur cette île.

    Et si elle était libre comme l'air, elle s'rait chez qui ?
    Elle est née sur l’île de Tortuga et ne l’a jamais quitté, elle n’y a même jamais songé, malgré le fait qu’elle ne supporte plus une grande partie de sa population depuis l‘incident de son mari. Car après tout, sa place est ici et nul par ailleurs. Elle veut être là où il pourra la retrouver… même si cela s’avérait être dans la mort.

    Et elle fait quoi de sa vie ?
    Femme et Mère, voilà son rôle, celui qu’elle a choisi, même si elle ne pensait pas un jour pouvoir vivre une telle histoire…
    Finalement, elle n’est qu’une femme comme une autre, s’occupant d’une maison, même si cette dernière n’est pas la sienne et celle de son époux, mais plutôt celle de son père, chez qui elle vit avec son fils, en attendant le retour improbable d‘un mari disparut. S’occupant du ménage, des courses, de la cuisine et de l’être qui lui est présentement le plus précieux en cette terre… C‘est ainsi que toutes ses journées finissent par être rempli.

    Et pirate, c'est une vocation ou elle a plus un rond ?
    Comment dire… Même si un jour, elle n’avait plus de quoi nourrir sa progéniture, elle ne deviendrait jamais pirate. Elle les hait. Sa vie n’a de sens, à ses yeux, que pour les êtres qu’elle aime. Des êtres qui lui ont permis de ressentir la vie comme elle ne l’avait jamais ressenti. Et cela, uniquement, est ce qui lui permet d’avancer.



    Et elle est plutôt gringalet ou baraqué ?
    Cette belle enfant, qui atteint un âge plus que raisonnable, reste encore une charmante personne, malgré, l’apparition de quelques rides et d’un ventre un peu moins ferme que dans son jeune temps. Mais après tout n’est-ce pas normale..? Elle a quand même enfanté, même si comparait à d’autre, elle n’en a eu qu’un. Sa silhouette reste donc encore fine, avec des formes bien en place et toute féminine dans d‘agréable et légère rondeur. Son âge, ne gâche pas son corps dans le mauvais sens, mais cela dépend sans doute des regards, car au contraire, je trouve personnellement que cela lui ajoute un petit charme que les jeunes donzelles n’ont pas. Elle n’est pas bien grande, étant souvent dépassé d’une tête pas les hommes, même encore par son père qui pourtant s’est, un peu tassé avec l’âge.
    Ses mains aussi douces peuvent-elles être dans leurs caresse, lorsqu’elle couche son fils, n’en reste pas moins marquées par les tâches ménagères qu’elle accomplit chaque jour pour le bien-être des occupants qui vivent avec elle. Ce qui d’un côté, prouve qu’elle n’a pas peur du travail, car elle sait qu’un sourire de son fils est la meilleure des récompenses.
    Son visage a hérité des traits fin de sa mère, ainsi de la couleur de ses yeux qui est semblable au premier vert que nous apporte le printemps lorsqu’il fait renaitre la nature qui nous entoure. Un vert qui semble cacher tout ce que cette saison nous dévoile aux fils des jours.
    Pour encadrer ce joli minois, il existe une chevelure aussi clair que les blés au reflet très discret et léger d’une rousseur qui n’apparaît qu’au soleil. Une blondeur qui lui vient de son père, lorsqu’une couleur était encore présente sur sa tête. Les cheveux de Sybil sont quelque peu sauvage et si elle ne les noue pas ne serait-ce qu’un peu, ils tentent d’imposer leur loi dès qu‘un filé de vent se lève, l’envahissant jusqu’à mi-dos.
    Les Toilettes qu’elle possède et porte, sont simples et sans extravagances, la laissant libre d‘accomplir ses tâches coutumières… Elle ne porte aucun bijou, si ce n’est une dague tenue de sa mère, qu’elle dissimule sous ses jupes. Vu que sur cette île, la prudence aussi minimum soit-elle peut-être utile.
    Pour finir, je vous parlerai des blessures de ce corps, qui sont peu nombre, car elle est femme de terre et non de mer, mais qui existe bel et bien. En dehors des quelques plaies qu’elle a pu se faire au court de sa vie, une d’elle est importante. Cette blessure l’a privé du langage de la parole… Sa langue lui ayant été coupée.

    Elle est pas du genre à tenir tête au capitaine, au moins ?
    Hum… Si je vous révélais qu’elle a déjà tenu tête à un capitaine, vous me répondez quoi ?
    Et oui, Sybil n’est pas une femme facile, même si elle est soumise à la loi des hommes qui régissent ce monde. Une loi qui ne la gêne pas plus que cela, tant que l’on ne s’en prend pas aux êtres qui lui sont chères. Car il est possible de mettre une femme en colère et de s’en sortir plus ou moins indemne, mais faites attention à la colère d’une mère. Elle peut paraitre être une femme douce et facile à vivre, mais touchez à sa progéniture et vous aurez une tout autre femme sous vos yeux. Car après tout, elle est à la fois fille et femme de pirate, mais aussi fille d’une femme que seule la passion dictée. Bien sûr, elle est plus raisonnable et le fait de ne plus pouvoir s’exprimer oralement calme ses instincts, mais elle n’en reste pas moins une femme qui suit son cœur plus que sa raison, malgré que cette dernière essaye sans cesse de la rappeler à l’ordre.
    Elle est sans nul doute une des rares femmes à être aussi patiente et fidèle à un homme que tous disent mort. Mais qu’importe le temps ou qu’il soit mort réellement, elle a aimé et n’aimera que lui. Car il est le seul à pouvoir réveiller cette passion qui dort en elle et qui rend les autres hommes autour d’elle si fade. Malgré qu’elle puisse apprécier la discussion de certain d’entre eux. Elle n’est pas non plus réfractèrent à tous…
    Elle est souriante et aimable, une véritable parfaite petite femme que beaucoup rêveraient particulièrement d’avoir quand on sait qu’elle ne peut gêner par de long discourt et palabre inutile dont sont généralement friande les femmes, mais qui font fuir les hommes. Seulement attention, car ce calme et ce sourire, cache une haine très profonde envers les pirates, qu’importe qu’il soit hommes ou femmes, qu’il ait été en relation ou non avec son époux. Elle les hait… Tous autant qu’ils sont. Sauf lui bien sûr, même si elle éprouve une certaine colère et un désir de le traiter d’imbécile pour l’avoir laissée seule.
    En tant que mère, Imrinn n’a rien à redire, il ne voudrait changer sa mère pour rien au monde, elle l’aime, elle le rend fort et lui prépare de délicieux repas, pour lui sa mère est un ange, même avec la noirceur qui entache son cœur, cela lui donne un côté mystérieux qu’il a l’impression d’être le seul à connaitre. Sa mère est comme le trésor qui au milieu d’une foule est le mieux caché de tous.
    Pour le reste, il vous faudra juger seul et de vous-même, car nos visions personnelles, à moi et Imrinn n’en sont qu’une, parmi une multitude… Chacun de nous voyant les choses à sa façon…


    Elle aurait pas une histoire à nous raconter ?

    Évidemment qu’elle en a une à raconter, comme tout un chacun… Même si c’est moi, qui m’en vais vous raconter son histoire. Et pour cela, je me permettrais de vous conter quelques détails sur ses parents, avant qu’elle ne vienne au monde.

    Yoric, son père, rencontra sa mère Vevina alors qu’il était âgé de 21 ans. Il était alors un jeune pirate sur le bateau dont son père avait la charge de capitaine, le « TrueTrip » et de grands espoirs étaient fondés sur ce fils pour la relève. Il possédait de bonnes capacités ; de plus il avait réussi à se faire accepter par tout l’équipage après plusieurs aventures en mer. Quant à Vevina, elle n’était qu’une orpheline sauvage de 17 ans qui avait été prise sous l’aile de l’ancien Barbier de Tortuga.

    Oh, n’allez pas croire que ce fut le coup de foudre entre eux depuis le début, bien au contraire… Il n’y eut que Yoric qui en premier lieu éprouva des sentiments envers cette sauvageonne qu’elle était. Il faut dire qu’elle se montrait inaccessible et provocante à la fois, de quoi faire tourner la tête à plus d’un homme et elle s’en amusait. Les entraînant dans ses filets, pour mieux les rejeter par la suite… Malheureusement pour elle, son petit jeu n’allait pas tarder à prendre fin. Car à s’amuser avec les sentiments et les bêtises des autres, on finit soi-même par tomber…
    Elle était d’ailleurs, allée beaucoup trop loin avec un de ses prétendants/jouets pour en provoquer un autre, qui ne pouvant se contenir davantage, se jeta sur elle, alors qu’ils se promenaient le long de la mer, les pieds dans le sable fin. Elle avait eu beau essayer de se défendre, il éjecta son petit poignard d’un revers de la main, avant de l’allonger dans le sable chaud pour commencer l’exploration de ce corps, de cette chair fraiche… Les larmes aux yeux, se maudissant intérieurement, elle se débattait autant qu’elle pouvait, mais sa force était bien faible comparée à celle de cette montagne de muscle.
    C’est alors que le poids de l’homme s’abattit entièrement sur elle, la peur l’envahissant de plus en plus, elle… elle allait tout perdre à cause de son stupide jeu. Mais lorsque cette pensée traversa son esprit, elle se rendit compte que l’homme ne bougeait plus, qu’il était inerte. Que se passait-il ? Le regard de Vevina chercha à travers ses yeux embués une explication sur ce soudain calme. C’est là, qu’elle commença à distinguer un visage, qui lui semblait à la fois familier et inconnu à travers le rideau de larmes qui pour l’instant recouvrait ses yeux.

    « - Vous m’avez sauvé… »

    Elle se dégagea difficilement du tas de chair inerte qui la recouvrait, puis tout en se relevant, elle essuya ses yeux avec le désir de voir celui qui l’avait secourut, mais il n’était plus là. Elle regarda dans toutes les directions… Seulement personne n’était là, elle se retrouvait seule avec le désir naissant de revoir cet homme inconnu. Une première pour elle…
    Ce fut aussi à partir de ce jour, qu’elle arrêta de jouer, cherchant presque désespérément l’ombre de celui qu’elle n’avait pas put remercier sans savoir que sa gratitude aux fils du temps se transformait en un sentiment plus profond. Malheureusement pour elle, pratiquement 1 ans passa avant qu’elle ne recroise cette silhouette… Une silhouette qui n’était autre que celle de Yoric, qu’elle recroisa à la boutique de son père d’adoption. Elle ne voulut pas y croire quand elle l’aperçue sur la chaise du barbier après tout ce temps, ce disant que son esprit lui jouait des tours. Seulement, elle ne put détacher son regard de lui, allant jusqu’à le suivre lorsqu’il quitta les lieux pour s’enfoncer dans la ville, rejoindre ses compagnons de voyage jusqu’à la taverne. Ce n’était vraiment pas un endroit pour elle, malgré cela, comme si elle ne se rendait pas compte de son environnement, elle avança discrètement, pour être toujours plus proche et savoir si son intuition ne l’avait pas égaré sur une fausse piste.
    C’est là qu’un marin l’aperçut, la tirant par le bras comme une simple prostituée pour la prendre sur ses genoux. Et en d’autres temps, elle ne se serait pas autant débattu, juste de quoi s’amuser de lui avant de le tourner au ridicule, seulement voilà, elle avait changé, et sans doute bien plus qu’elle n’aurait voulu le croire.
    Yoric, levant la tête, l’aperçue et un sourire en coin apparue sur son visage au moment où leur yeux se croisèrent. Ce qui étrangement la mit en colère, la faisant sortir sa courte lame pour se sortir des pattes de cet écœurant marin. Libérée, et ne pouvant rester une minute de plus ici, elle tourna les talons pour se retirer, mais fut retenu par une main qui n’était autre que celle de l’homme qu’elle avait suivi jusqu’ici.

    « - Messieurs, je m’excuse de vous abandonner ainsi, mais j’ai le devoir de raccompagner cette enfant jusqu’à chez elle, car comme vous le savez les rues ne sont plus très sûres à cette heure. »

    Il tira la jeune femme à lui, lui soufflant à l’oreille de le laisser faire et il la souleva pour la déposer comme un sac de pomme de terre sur son épaule. Les hommes qui l’accompagnaient, rigolèrent et lui souhaitèrent bonne chance, lui rappelant amusés, qu’ils appareillaient demain dans la soirée.

    « - Ah, tout dépendra de la demoiselle… » Leur lança-t-il en resserrant sa prise sur sa proie.

    Sur ceux, il quitta la taverne avec une enfant sauvage sur l’épaule qui n’arrêtait de demander à descendre. Ce qu’il concéda à faire une fois au port, la déposant avec douceur sur ses deux pieds. Elle était furieuse, mais à la fois consciente qu’il l’avait sauvé à des griffes bien acérées. Seulement voilà, méritait-il qu’elle le remercie après la façon dont il s’était emparé d’elle ? Ils restèrent ainsi l’un face à l’autre dans le silence pendant quelques minutes qui parurent une éternité. Au bout d’un moment Yoric se mit à souffler, passant une main dans ses cheveux quelque peu embêtait et amusait…

    « - Vous attirez toujours autant les hommes à ce que je peux voir, mais je ne savais pas que vous chassiez sur d’autre terrain que celui de vos habitudes. Y aurait-il eu un autre homme qui ait tenté de s’emparer de vous pendant mon absence..? »

    Un autre homme… Il n’y en avait eu qu’un qui avait tenté sa chance à ce point-là, mais qui n’y était pas parvenu grâce à… Non, s’il était au courant… Non, elle ne voulait pas y croire, ce n’était qu’une coïncidence, une parole hasardeuse, car lui comme d’autre avait tenté de la séduire avant cet épisode qui changea son mode de pensée vie à vie des hommes, d’un homme.

    « - Qui êtes-vous pour oser juger ma vie ? »

    « - Celui qui vous protège et qui désire encore le faire, comme si vous étiez son plus précieux trésor. Mais s’il vous faut une troisième preuve pour que vous concédiez à me donner crédit de ma sincérité, mettez-vous à nouveau en danger et je viendrais à vous. »

    Son cœur fit un bon, mais son esprit ne voulait se laisser emporter, car après tout, les mots peuvent être manipulés avec aisance par qui sait en user. Il y avait de plus en plus de possibilité qu’il soit la personne qu’elle recherchait depuis temps de mois et le fait qu’il soit pirate, marin, pouvait expliquer qu’elle n’ait pu le retrouver sur l’île depuis tout ce temps. Mais elle se devait de prouver ses mots…

    « - Bien si telle est votre désir… »

    À ses mots, elle s’élança le long du ponton et sauta à l’eau, sachant pertinemment qu’elle ne savait pas nager et qu’elle jouait sa vie en ce pari.
    Yoric sur le moment ne comprit pas tout, s’élançant au bout du ponton pour essayer de comprendre ce comportement impulsif. C’est alors qu’il la vit dériver avec le courant, se débattant pour rester à la surface. Quelle femme ! Pourquoi avait-il fallut qu’il jette son dévolue sur une femme aussi impossible..? Il sauta à sa suite dans l’eau, la rattrapant de justesse, il l’entraîna vers le rivage… Où ils se retrouvèrent allongés côte à côte durant toute la nuit, à discuter aussi sérieusement qu’en rigolant.
    Au matin, alors que le soleil commençait à les baigner de sa douce lumière d’or et qu’ils n’avaient fermé l’œil de la nuit, il la posséda…

    À partir de ce jour, leur relation commença… Lui reparti, et elle, elle l’attendit, mais à son retour, ils se marièrent et ils commencèrent leur vie ensemble, même s’il était plus de la moitié de l’année en mer, la laissant à la charge du Barbier au cours de ses périples qui allaient de quelques jours à plusieurs semaines, mois. C’est ainsi qu’un beau matin, il débarqua du navire qui était devenu sien après la mort malheureuse de son père lors d’un abordage dangereux.
    Il avait quitté sa femme voilà trois mois et leur enfant qui attendait à ce moment-là tranquillement dans le ventre de Vevina devait être né. Il avait hâte de découvrit ce nouveau trésor… Arrivé à la boutique du Barbier, il se dirigea directement vers sa chambre, dévoilant à son ouverture, une femme endormie, avec au creux de ses bras un petit bout d’homme. S’avançant, il prit avec délicatesse cet être fragile et le souleva à bout de bras. N’était-ce pas la plus jolie créature au monde..? Rapprochant le bébé de ses bras pour le mettre en leur creux, il s’assit sur le rebord du lit pour regarder le visage endormi de sa bien-aimée. Elle était magnifique en temps que mère, même si une fatigue importante se lisait sur son jeune visage. Un visage, qu’il caressa avec tendresse, la réveillant avec douceur… Ses yeux se portant sur l’homme qu’elle avait choisi, ainsi que sur son enfant.

    Ils passèrent ainsi quelques jours ensemble, mais cette vie familiale n’était pas constante et il lui fallait repartir… Jusqu’aux 6 ans de Sybil, il ne fit que quelques courtes visites à sa famille, ne pouvant rester bien longtemps sur la terre ferme, l’appel de la mer étant toujours puissant à ses sens.
    Oui, leur bonheur ne dura pas jusqu’à l’âge adulte de notre personnage principal. Vevina voyant sa vie se terminer brutalement alors qu’elle atteignait ses 25 ans. Enfin peut-être pas si brutalement, car depuis l’accouchement, elle était devenue de constitution plus fragile et son corps se fatiguait rapidement… Elle avait faibli, puis elle était partie, laissant la petite seule avec le barbier et cela jusqu’au retour de son père, qui apprenant la nouvelle sombra pendant plusieurs jours dans un désarroi des plus douloureux pour lui. Mais il regarda son enfant tout faire pour lui apporter un sourire malgré sa propre tristesse et décida d’abandonner son rang de capitaine à son second, abandonnant par ce fait son rang de pirate. Il pria au vieux barbier de lui enseigner son métier, seule chose qui pourrait lui permettre de subvenir au besoin de sa fille maintenant qu’il avait laissé derrière lui les chasses au trésor…
    Yoric eut un bon maître et hérita de la boutique à la mort de ce dernier, une mort simple qui l’emporta dans son sommeil… Sybil avait alors 11 ans et pleura cet homme qui était comme son grand-père. Et comme son père qui prit sa suite dans la boutique, elle prit sa suite à la maison, s’occupant du ménage, des courses, et du repas. À eux deux, ils menèrent une vie bien tranquille, Yoric s’absentant quelques soirs pour aller à la taverne retrouver ce qu’il avait perdu sans pour autant le regretter, tout en retrouvant la chaleur d’une femme dont tout homme à besoin de temps à autre.

    À ses 17 ans, Yoric se mit en tête de la marier… Organisant un mariage arrangé qui déplut fort à la jeune fille. Elle défia son père pour la première fois et dans cette révolte, il crut un instant, revoir le caractère revêche de Vevina briller dans son regard. Cela lui fit mal, mais l’accord était signé et il ne pouvait revenir en arrière. Il donna sa fille à un homme d’une trentaine d’année qui avait une bonne situation financière… Résignait après la dispute avec son père, elle se laissa entrainer là-dedans avec le secret espoir de trouver une échappatoire. Malheureusement, elle n’en trouva aucun et se retrouva mariée et allongée dans leur lit de noces, pour passer sa première nuit avec un homme pour qui elle n’éprouvait rien si ce n’était de la répulsion.
    Alors qu’il s’avançait sur elle, elle détourna la tête, essayant de penser à autre chose… Comme, comment lui échapper maintenant qu’elle était prisonnière de cet engagement marital ? Y avait-il une chance qu’il meurt prématurément ?
    Elle le laissa utiliser son corps avec l’indifférence d’une statue, ce qui lui valut des reproches de la part de son désormais époux. Mais était-ce sa faute, si elle n’éprouvait aucun plaisir..? Sans doute, car elle avait muré son esprit et son corps. Et qu’importe ce que son mari essaya de faire au cours des jours qui suivirent, elle restait de marbre, frigide. Et heureuse, il finit par abandonner sa couche pour aller chercher du plaisir auprès de femme de joie. Il la trompait, mais quel intérêt, cet engagement n’était pas le sien. D’ailleurs, il n’aurait pas dû la trahir, car son infidélité lui coûta la vie au détour d’une ruelle sombre… Certains disent qu’il fut embarqué dans une bagarre de rues comme il peut en arriver fréquemment, ou qu’il avait fait une mauvaise affaire dans son commerce. Mais d’autres rumeurs plus discrètes sous-entendent que ce serait le père de Sybil qui aurait mis fin à ses jours de ses propres mains, en voyant la façon dont il traitait sa précieuse enfant.

    Elle devint donc veuve et retourna vivre auprès de son père. Et comme elle n’avait plus d’époux, ni d’obligation, son père s’était excusé, lui promettant qu’il ne l’obligerait plus à être avec un homme qu’elle ne peut aimer… Malheureusement, le mal était fait… Et maintenant qu’elle était libre de tout engagement, elle se mit à la recherche de la chaleur d’un homme qui pourrait lui faire oublier cet épisode de sa vie et la transporter comme les autres femmes peuvent être transportées. Seulement, elle a eu beau se laisser séduire par divers hommes aucun n’a réussi à briser sa frigidité…. Qui lui valut bien assez tôt le surnom de la femme de pierre. Une femme qui devient un défi pour certains hommes qui essayaient de l’avoir pour pouvoir dire être celui qui l’aura fait fondre. Mais aucun d’eux n’y parvient et elle arriva bientôt à l’âge de 29 ans sans jamais avoir connu le moindre plaisir de chair, ni de cœur.

    C’est à cet âge, qu’elle fit la découverte d’un naufragé sur une des plages de Tortuga. Elle crut tout d’abords découvrir un corps mort, puis elle s’en approcha, le retourna et senti un faible souffle sortir du corps de ce jeune garçon qui s’étendait là à ses pieds à demi-mort. Il était bien trop jeune à ses yeux pour mourir et sur un coup de tête, elle se décida à le trainer jusqu’à chez elle où elle l’allongea dans son lit, avant de lui retirer ses vêtements en lambeaux et de découvrir un corps qui avait du subir de nombreuses mésaventures avant d’échouer ici… Essuyant ce corps humide et blessé, elle s’amusait à imaginer les aventures qui avaient pu l’amener sur ces plages. Tantôt il était esclave en fuite, pour ensuite devenir pirates, prince rebelle, ou encore simple passager d’un navire de voyage prit dans une tempête… Il y avait tellement de passé possible que cet enfant, intriguait de plus en plus sa curiosité, ce qui lui fit oublier de préparer le déjeuner. Et son père, peu habitué à ce manquement venant de sa fille, ne tarda pas à découvrir qu’elle avait installé un étranger dans sa chambre, en allant voir ce qui l’avait retardé dans ses tâches quotidiennes.
    Il ne vit d’ailleurs pas d’un bon œil l’arrivée de ce jeune homme. Mais comme sa fille semblait vouloir absolument s’en occuper, il ne put rien dire, seulement, il lui demanda de ne pas oublier ses obligations si elle voulait qu’il ne le jette pas dehors. Heureuse, elle sauta au cou de son père comme elle pouvait le faire étant petite. Quelque peu gêné, il lui rappelait tout de même qu’il ne l’acceptait sous son toit que jusqu’à ce qu’il soit rétablie, après, il ne voulait plus le voir ici.

    C’est ainsi qu’elle commença une nouvelle page de son existence, mais le jeune garçon ne semblait pas vouloir ouvrir ses yeux, ce qui l’attristait un peu. Ne pouvant s’empêcher de l’observer chaque jour un peu plus, repoussant délicatement du bout de ses doigts, les mèches de ses cheveux, même quand cela n’était pas nécessaire. Sybil s’endormait de plus en plus souvent à son chevet, de peur qu’il puisse reprenne conscience en son absence…
    Puis au bout d’environ un mois, alors que sa tête reposait entre ses bras sur le rebord du lit, après l’avoir veillé toute la nuit… Le jeune homme s’éveilla à cette nouvelle vie qui lui était offerte. Lui offrant tout d’abord la vision d’un plafond, avant qu’il ne se force à se redresser, sentant tous ses muscles le tirailler dans cet effort… Il devait sans doute se poser beaucoup de questions, essayant de se remémorer ses souvenirs passé et qui l’avait amené jusqu’ici… Puis son regard se posa sur notre chère demoiselle endormie, un regard qui perdura jusqu’au réveil de cette dernière, un regard qui se détourna dès qu’elle releva la tête vers son protégé. Tout d’abords à moitié endormit, elle ne prit pas conscience qu’il était assis dans le lit, puis au furent et à mesure qu’elle émergeait, elle se rendit compte de ce fait et se leva, s’asseyant sur le rebord du lit pour aller chercher son visage et le tourner vers elle. Un sourire des plus chaleureux venant envahir son visage, lorsqu’elle put enfin croiser son regard ailleurs que dans ses rêves.

    « - Merci… »

    Fut le premier mot qu’elle lui dit. Alors que ce serait sans doute bien plus à lui de la remercier qu’elle. Il en fut même surpris et ne sut quoi lui répondre sur le moment, ses pensées, après avoir passé autant de temps plongeait dans le sommeil, n’étaient pas encore toutes en place… Et au moment où il aurait pu lui répondre, cette dernière se leva aussi brusquement qu’une enfant à qui on vient d’offrir le plus beau des présents et s’éloigne pour se diriger vers la porte de la pièce où ils se trouvent.

    « - Je reviens tout de suite, alors attends-moi là… »

    Ceci dit, elle disparut de la pièce le laissant seul face à lui-même. Qui était cette créature ? Et pourquoi c’était-elle donnée la peine de le sauver, méritait-il d’être sauvé..? Peut-être qu’elle, elle pourrait lui donner la réponse. Il l’attendit, comme on attend le retour du printemps… Et la porte s’ouvrit sur un doux fumé, de la nourriture, son ventre gargouilla. Il ne s’en était même pas encore rendu compte, mais il avait faim… Déposant le plateau de victuailles sur la table de chevet, elle reprit place sur le bord du lit, souriante, lui tendant en premier de quoi boire, mais il ne paraissait pas vouloir prendre le verre qu’elle lui donnait…
    Faisant apparaître une légère petite moue déçue sur son visage… Peut-être, ne peut-il pas lui faire suffisamment confiance pour accepter de la nourriture d’une inconnue, elle baissa les bras un instant avant de relever son regard souriant vers le jeune garçon.

    « - Je suis Sybil Tweed, fille du Barbier Yoric Tweed. Tu n’as aucune raison de te méfier de moi, je ne te veux aucun mal. Et si tu ne veux pas te nourrir, cela va être difficile pour toi de récupérer. J’ai déjà eu beaucoup de mal à te nourrir lorsque tu étais inconscience… Mais si pour vivre, je dois continuer à te nourrir de la sorte, je continuerai… »

    Sur ce, elle prit une gorgée d’eau dans sa bouche et s’approcha du jeune homme, déposant ses lèvres contre les siennes, traversant ses lèvres pour venir y glisser le liquide transparent. Était-ce ainsi qu’elle l’avait nourrir tout ce temps ? Et bien, il faut le croire… Car après tout, la becquée est le meilleur moyen de forcer quelqu’un à prendre, à avaler quelques nourritures que ce soi. Le garçon semblait surpris par son geste, d’ailleurs, il n’avait pas bougé et l’avait complètement laissé faire. Et il la laissa faire jusqu’à la fin du repas où elle vient déposer un mouchoir sur ses lèvres pour nettoyer leur contour.

    « - J’espère que tu seras bientôt rétablie et que tu reprendras le goût de te nourrir seul… »

    Elle passa sa main dans les cheveux du jeune homme…

    « - J’ai des tâches à accomplir, mais je reviendrais dans la soirée, repose toi… »

    Reprenant son plateau, elle sortit de la chambre et partie comme elle l’avait dit, tout le reste de la journée. Ce ne fut qu’après le couché du soleil qu’elle refit son apparition dans le chambre du blessé. Il dormait, mais d’un faux sommeil, il avait reconnu sa présence, mais ne voulait pas ouvrir les yeux. Il l’a senti s’asseoir à sa place et passer une main sur son visage. Et il se mit à penser qu’elle le voyait peut-être comme un fils qu’elle aurait perdu, même si elle semblait encore un peu jeune pour avoir un fils de son âge.
    Il attendait qu’elle reparte, mais comme la nuit passée, elle s’endormit sur le bord du lit et lorsqu’il ouvrit les yeux, il trouva sur son visage un air bien plus paisible qu’il n’avait pu lui trouver la veille. Refermant les yeux après près de deux heures à essayer de comprendre cette femme, il plongea dans un sommeil profond jusqu’au matin où il découvrit sa sauveuse éveillée, déposant de la nourriture à ses côtés.

    « - Bonjour… »

    Lui dit-elle en remarquant le regard qu’il posait sur elle.

    « - Depuis combien de temps suis-je ici..? »

    Il parlait enfin… Elle lui répondit avec plaisir, ainsi qu’à toutes les autres questions qu’il pouvait lui poser et auxquelles elle avait la réponse. Puis vient le moment de manger, mais il se refusa d’en prendre à moins qu’elle n’agisse comme hier. Seulement hier, il était encore égaré. Là, après leur discussion, il était clair qu’il pouvait se débrouiller tout seul, même s’il ne semblait pas le vouloir.
    Alors, elle laissa le repas sur la petite table et sortit de la pièce, si elle n’était pas là, il finirait bien par se nourrir.

    Mais elle avait sous-estimé sa force de caractère, car le lendemain lorsqu’elle vient le voir, le plateau qu’elle lui avait apporté la veille n’avait pas du tout était touché. Voulait-il mourir..? Ou n’était-ce qu’un caprice de gosse..? Elle récupéra le plateau et retourna en cuisine pour lui en préparer un autre. En remontant dans la chambre, il était éveillé, assis, le dos contre la tête du lit.

    « - Allez-vous me nourrir aujourd’hui..? »

    « - Je crois, ne pas avoir le choix… »

    Elle s’assit à sa place et pris une gorgée de soupe avant de le lui apporter à ses lèvres. Des lèvres qui s’entrouvrirent sans effort pour accueillir la nourriture si généreusement offerte, commençant à aller la chercher entre les lèvres qui les lui apportaient. Ce qui fit reculer Sybil brusquement… Mais elle ne fit que détourner son regard cette fois-ci, puis vient la deuxième becquée et le même scénario recommença, cette fois encore, elle se recula, mais ne put se retenir de lui envoyer sa main dans la figure, le giflant…
    Suite à ce geste, elle se mordit la lèvre inférieure.

    « - Je suis désolé… »

    Se levant, elle était décidée à quitter la chambre, mais il lui attrapa le poignet, la retenant à ses côtés, la tirant pour qu’elle reprenne sa place. Se laissant faire, elle garda néanmoins son regard détourné de cet homme, ce garçon.
    Et lui de son côté, se rapprocha de son visage, de son oreille pour lui poser une simple question.

    « - Comment me voyez-vous..? Comme un enfant ou comme un homme ?
    Suivant votre réponse, il se pourrait que je décide de me nourrir seul… »


    Relâchant la prise sur son poignet, elle en profita pour sortir de cette pièce, le laissant seul avec un repas à peine entamé.
    Que pouvait-elle lui répondre ? Après cette scène, elle ne saurait le dire… S’échappant de leur maisonnette, elle alla jusqu’à la plage où elle se laissa tomber dans le sable blanc, le regard plongeait dans l’immensité du ciel bleu de cette journée. Peut-être, devait-elle prendre le problème autrement… Si elle lui disait le prendre toujours pour un enfant, il allait encore lui demander de la nourrir, mais si elle lui disait le prendre pour un homme, il pourrait se mettre à se nourrir lui-même… Elle avait des doutes face à la simplicité de la chose, cela devait cacher autre chose. Mais quoi ? Et puis elle dans tout ça comment le voyait-elle réellement..? Il est vrai qu’au début, elle ne voyait en lui qu’un enfant, un enfant qui pourrait devenir un homme magnifique, un homme capable d’emprisonner beaucoup de cœur. Par contre, le sien ne ferait sans doute pas parti du lot. Elle était bien trop vieille pour lui et puis s’il découvrait qu’elle était aussi froide et insensible au plaisir de l’amour qu’un bloc de pierre, il arrêterait de la tourmenter ainsi… Pour finir par se nourrir convenablement, récupérer et repartir sur le chemin qui était le sien. C’était peut-être la meilleure solution, même si d’un autre côté, elle ne pouvait pas nier avoir apprécié s’occuper de ce jeune garçon.
    Tout cela ne l’aidait pas à savoir quoi lui répondre et elle retourna sur ses pas au beau milieu de la nuit, son père l’attendant sur le seuil de leur demeure. Il ne lui dit rien sauf qu’il avait eu une petite conversation avec leur protéger et qu’il lui avait clairement fait comprendre que dès qu’il pourrait repartir sur ses propres jambes, il le mettrait dehors de gré ou de force. Malgré l’âge qu’il prenait, son père gardait sa force de caractère tel qu’elle l’avait connue étant petite quand il était encore dans le monde de la piraterie, même si les souvenirs de cette époque restent vagues à son esprit.

    Après cette brève confrontation avec son père et l’accord qu’elle lui donna, elle monta jusque dans la chambre où dormait le jeune garçon. S’asseyant sur le bord du lit, elle attendit son réveil, son regard posait sur lui comme si cette observation allait lui donner la réponse tant recherche et qui serait la solution à ce petit problème. Et avant que le soleil ne se lève, comme si elle avait enfin trouvé un semblant de réponse, elle alla en cuisine pour revenir et déposer le repas à ses côtés, avec la détermination de briser ce duel qui s’était créé entre eux…

    Ce réveillant avec l’odeur d’une soupe chaude, il aperçut bien vite, une silhouette, puis dessina rapidement les traits de Sybil qui paraissait l’attendre. Comme l’hirondelle attend que le printemps la rattrape.

    « - Avez-vous une réponse à me donner..? »

    Demanda-t-il à son hôte, tout en se redressant.

    « - Je pense oui… Je crois te voir comme un enfant dans un corps d’homme. Ce qui a quelque chose de fascinant, je dois bien l’avouer… »

    Suite à sa réponse, il sourit légèrement, d’un sourire qui semblait vouloir cacher bien des choses. Alors qu’allait-il faire suite à cela ? Sybil le suivi du regard, ne quittant des yeux sa main qui s’étendit pour attraper l’auge de soupe et la porter à ses lèvres. Il but une, deux gorgées, puis s’arrêta pour reposer le bol là où il l’a pris… N’avait-il plus faim ? Elle quitta le bol du regard pour le reporter vers lui qui s’était dangereusement rapproché de son visage. Cette proximité soudaine, la figea quelques secondes sur place sous la surprise, puis, avant qu’elle ne puisse revenir à elle, il s’approcha d’elle pour lui offrir la nourriture qu’il avait prise dans sa bouche, tout comme elle l’avait fait. Mais lui, le fit avec plus de vigueur et une volonté tout autre que la sienne, la forçant quelque peu à accepter cette offrande. Ce qui, lorsqu’il s’éloigna la laissa toute étourdie… Il n’avait pas fait que la nourrir, il l’avait embrassé, avec une passion troublante, qui la perturba comme une jeune vierge, la faisant quitter la pièce avant de s’effondrer derrière la porte qu’elle venait de franchir. Elle avait l’impression de ne plus sentir ses jambes, son souffle était court et son cœur s’emballait. Et elle ne cessait de se répéter : * Ce n’est qu’un gosse, qu’un gosse… *

    Seulement ce gosse, venait de réveiller en elle des sensations et des sentiments qu’elle n’avait jusqu’alors jamais ressentie. Malgré cela, elle essaya désespérément de nier ce fait, ne rentrant dans cette chambre que pour lui déposer son repas et repartir aussitôt, ce qui dût amuser le jeune homme ou peut-être l’agacer, car au bout de trois jours, il la retient et la força avec ses quelques forces retrouvaient à rester à ses côtés plutôt que de fuir.
    Il parla seul au début, puis ne pouvant tenir, elle ne put s’empêcher de répliquer à certaines phrases et une discussion finie par se former, ainsi qu’un lien… Pour finir, elle s’endormit à ses côtés en plein milieu de leur échange qui durait depuis plusieurs heures déjà. Le sommeil l’avait emporté et lui, avait gagné cette bataille. Mais une autre allait bientôt l’attendre, même s’il s’efforça de reprendre suffisamment de force d’ici là, vu que la suivante risquait d’être plus délicate…
    Après une quinzaine de jours, il commençait à pouvoir sortir de son lit, mais tout comme Sybill l’avait suggéré, ils cachèrent cette information à son père et un mois après son réveil, il se sentait rétablie, bien entendue, il pouvait encore ressentir quelques faiblesses, mais l’ensemble de sa force semblait lui être revenu. C’est qu’à 17 ans ont récupère bien plus vite qu‘à un âge plus avancé, particulièrement quand une motivation se dévoile à soi.

    Il attendit que Sybil soit parti pour descendre au salon du barbier et avoir une discussion des plus sérieuses avec lui. En le voyant arriver, il lui montra son fauteuil, lui faisant signe de s’asseoir…

    « - Je t’écoute, mais attention à ce que tu diras, je ne manie plus avec autant d’aisance mon rassoir qu’il y a encore quelques années… »

    Répliqua Yoric à ce nouveau client, qu’il allait entreprendre de raser. Leur discussion tourna bien sûr autour de Sybil et de son séjour en ses murs, ainsi que de quelques brides de leur passé. Certaines phrases lui valurent deux, trois coupures, mais sans se laisser distraire, il continua. Ce gamin, avait quelque chose que certain adulte n’ont pas ou plus, et malgré son impertinence ou peut-être à cause d’elle, il finit par sortir vivant de cette séance de rasage/coiffure.
    Ce fut alors que la jeune femme rentra, trouvant les deux hommes là, face à elle dans cette situation qui se montrait si souvent à ses yeux lorsqu’elle arrivait et qu’un client était là. Même si le client actuel, n’était pas comme les autres... Et qu’elle remarqua bien vite les petites coupures sur son visage. Ce qui n’était pas une habitude chez son père, et elle se douta qu’il avait dû se passer quelque chose entre ses deux hommes, même si elle ne sut jamais quoi. Entrainant le jeune garçon avec elle, elle le soigna et s’excusa du comportement de son père.

    « - Il n’a rien fait de mal, si ce n’est qu’à partir de maintenant, j’ai l’autorisation de te courtiser… »

    Elle soupira et lui donna un petit cou sur le front.

    « - Imbécile et s’il avait refusé… Arrives-tu à imaginer que tu aurais pu y perdre la vie..? »

    « - J’en étais conscient… Et pour le danger que je viens d’encourir, peux-tu penser pouvoir être mienne..? »

    Elle resta sans voix devant le sourire malicieux qu’il lui lançait en cet instant. Baissant la tête, elle se laissa tomber en avant pour se retrouver contre son torse, qui ne resta pas insensible, en levant ses bras pour venir l’entourer de ses bras.

    « - Imbécile… Je suis déjà à toi. »

    « - Je le sais, mais t’entendre le dire est, ce que je voulais. »

    « - Tu es bien un gosse… »

    Il lui souleva le menton pour la forcer à le regarder, même si elle fuyait inconsciemment cette vision embarrassante… Et il l’embrassa, car il connaissait déjà sa faiblesse face à ses baisers.

    Suite à ses événements, il se rétablit à la vie en extérieur et commença à travailler de-ci, de-là, car malgré l’accord du père, ce dernier ne paraissait pas beaucoup l‘apprécier. Comme s’il pouvait faire plus de mal à sa précieuse enfant que n’importe quels autres hommes. Mais qu’importe ce qu’il en était, ils finirent par se marier, sans pour autant quitter la petite maison familiale. Puisse qu’après tout, il s’était engagé en tant que pirate à bord d’un navire et qu’il serait sans doute peu présent pour s’occuper comme il le voudrait de celle qui l’avait sauvé d’une mort certaine, celle qu’il était le premier et le seul à faire fondre.

    Il les quitta un jour pour un long périple laissant une femme enceinte au port, avec l’espoir de revenir prochainement, même s’il est impossible de dire quand un navire reviendra lorsqu’il quitte le port…

    Chaque jour qui suivi, elle ne put s’empêcher de contempler l’horizon dans l’espoir de le revoir apparaitre, même si elle était consciente qu’étant partie la veille, il ne pouvait revenir aussi vite… Simplement, elle ne pouvait s’en empêcher, n’ayant jamais aimée autant qu’elle l’aimait, lui et cet enfant à venir. Un enfant qui vit le jour avant le retour de son père. Un enfant qu’elle prénomma Imrinn.
    Et qui atteignit son 7ème mois de vie avant que le bateaux où se trouvait son père appareil au port et que Sybil y accourt. Malheureusement, elle eut beau attendre jusqu’à ce que le dernier marin descende, son mari ne se montra pas. Où était-il ? Elle monta à bord et se mit en tête de fouiller le navire de font en comble, seulement voilà, elle fut interrompue bien vite par le marin de garde à bord du vaisseau. Qui voulut la renvoyer sur le ponton, jusqu’à ce qu’elle réclame le pourquoi de sa présence à bord. Le pirate, la relâcha et s’excusa de lui annoncer, la nouvelle, mais son mari avait disparu en mer après une tempête qui s’était déclarée sur leur retour vers le port. Et à bien y regarder de plus près, le navire comportait les traces d’une telle tempête. Seulement voilà, elle ne voulait pas l’admettre et agressa ce marin pour qu’il puisse lui expliquer pourquoi personne ne lui était venu en aide. Est-ce que quelqu’un n’avait, ne serait-ce, que tentait de le sauver des griffes de la mer..? Elle n’eut pas sa réponse, se faisant pousser loin de sa prise par un coup bien placé du capitaine de bord.

    « - Pour venir souiller le pond de mon navire, femme, c’est que tu recherches la mort. »

    « - Je ne recherche la mort que de celui qui n’a pas put sauver l’homme qui est mien. »

    « - Oh, que voilà une femme ambitieuse. »

    Il s’approcha d’elle et lui donna un nouveau coup. Et elle, non pour le moins découragée, essaya de se défendre… Un combat des plus ridicules commença.

    Pendant ce temps-là au salon du Barbier, un marin qui reconnut la fille de Yoric au port, déboula en trombe pour l’avertir que sa gosse allait se faire tuer. Quittant sa boutique à la suite de ce compagnon de beuverie, ils coururent jusqu’au port, où il arrêta le geste de ce capitaine de justesse. Évitant ainsi une mort certaine à Sybil, mais il ne faisait que retarder l'inévitable… Car, quand il invita le bourreau de son enfant à discuter d'une possible solution à ce problème, ce dernier refusa, il ne voulait pas en démordre, désirant sa mort. Elle avait été trop loin avec ces paroles, lui montrant une insolence de femme, qu'il ne pouvait tolérer. De plus, il n'appréciait guère l'affront de ce père...

    Mais après un moment de réflexion, il lui proposa, étrangement, d'épargner sa vie... À condition qu'il s'occupe lui-même de la faire taire, comme toute femme doit savoir le faire.
    Ce fut une décision plutôt cruelle à prendre pour ce père. Malheureusement, il n'avait guère le choix, ces négociations ne menant à rien d'autre... Il devait accepter ce deal pour ne pas voir la deuxième personne importante de sa vie, disparaître avant lui.

    A leur retour, il regarda sa fille avec une sévérité qu’il ne lui avait encore jamais montrée.

    « - Tu as la vie sauve, mais contre le manque de respect que tu as eu envers un capitaine pirate, je ne peux qu’accepter la sentence. Nous sommes sur son navire, sa propriété, tu ne peux aller contre cela. Tu lui dois ta langue pour ton impertinence. J’espère que cela te servira de leçon et que tu ne tenteras plus rien contre quelqu’un de son rang, sur son territoire. »

    En gros, elle comprenait qu’elle aurait pu l’agresser, voir même le tuer, si elle le désirait et y parvenait, mais temps que cela se faisait en dehors du navire. Enfin, c'est ainsi qu'elle interprêta le sens de ces mots, même s'ils pouvaient être tout autre.
    Yoric s’approcha de sa fille, l’embrassa sur la joue, avant de faire signe à son ami de bien la tenir. Puis, il glissa ses doigts dans sa bouche pour lui tirer la langue et sortant son rasoir, il la tailla d’un coup net et précis, avant de la lancer au capitaine du navire et de prendre Sybil avec lui pour la ramener chez eux. Elle resta alité pendant pratiquement 6 semaines avec une forte fièvre, mais elle avait une constitution plus forte que sa mère et elle s’en remit, principalement grâce à son petit Imrinn, qui dans un sens la consolait de cette haine qui naissait de plus en plus forte et virulente envers ces vermines de la mer que sont les pirates. S’ils pouvaient tous mourir quel ne serait pas sa joie…
    Ce vœux fut en partie réalisé, lorsque 2 ans plus tard, elle apprit que l’ancien navire de son mari disparut, tomba entre les mains d’autres pirates qui n’eurent aucune pitié envers eux. Entre tuez-vous ! Voilà une pensée bien heureuse pour une femme qui rêve de les voir mort tous autant qu’ils sont et malgré qu’elle garde cette rage en partie enfermée dans son cœur meurtrie. Car après tout, ne vit-elle pas sur une île emplie de pirate..? Son père n’en est-il pas un ancien, lui-même..?

    Ainsi d’autres années passèrent, des années emplies de la joie de voir ce précieux petit être, plus cher à ses yeux que n’importe quel trésor de pirate, grandir et devenir un vrai petit homme. Il n’arrive peut-être que bientôt à ses 7 ans, mais Imrinn doit être, l’être qui la comprend le mieux et souvent quand elle a besoin de s’exprimer avec plus de clarté que de simples gestes ou regards, c’est lui qui parle. Il aime sa mère et à un grand besoin de la seconder, même s’il reste un peu triste, car il sait qu’il ne pourra jamais remplacer son papa, qu’il ne connait pas, mais qui fait parfois pleurer sa mère, lorsqu’elle s’endort dans de grandes chemises d’homme…

    Et même si elle ne peut plus parler, il sait aussi que sa mère croit toujours que son père va revenir, car il l’a vu… Elle continue de regarder l’horizon, comme dans l’attente… Une attente qui se fait interminable mais, qui reste toujours aussi vive malgré les années. Quant à lui, il en veut un peu à ce père, qu’il ne peut pardonner de faire souffrir sa mère, malgré qu’il soit aussi très curieux de savoir comment il était et comment il a pu séduire sa mère. C’est un enfant très jaloux et protecteur, qui remarque le moindre regard que l’on porte sur elle.
    Quand au père de Sybil, qui s’approche de la soixantaine, il continue son emploi de barbier avec l’aide d’un apprenti, même si cela ne veut pas dire qu‘il perd la main, mais il est bien conscient que son âge, sa longévité, il la doit au fait d‘avoir arrêté la piraterie à temps.

    Ce qu‘elle a à ajouter… :
    - Yoric Tweed (le Barbier) - Vevina.
    - Son mari disparu... - Imrinn.

    Diverses infos non-précisées :
    - Le TrueTrip coula 3 ans après l’abandon de son capitaine lors d’un abordage mal orchestré.
    - Le mari de Sybil n’est pas mort, mais amnésique, il erre depuis lors, il a 25 ans.
    - Elle est plus facilement reconnue sous son nom de jeune fille plutôt que d’épouse.
    - La rousseur des cheveux d’Imrinn, vient de celle de la mère de Sybil.
    - Plan rapide de la boutique du Barbier







    Ton prénom/pseudo : Comme il vous plaira…
    Ton âge : 1quart
    Comment as-tu découvert le forum ? J’ai oublié, sans doute en fouillant internet à la recherche d’un forum qui pourrait m’intéresser, ce qui devient de plus en plus dure…
    Ta première impression : Il me faut partir à la découverte de ce forum… zouuu… dans mes favoris.
    Le code du règlement : [Validé par Dieu Kharine]




Dernière édition par Sybil Tweed le Dim 17 Avr - 15:49, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scarlett C. Lewis

☼

Féminin
Messages : 1828
Localisation : A la proue de mon navire !
Humeur : Massacrante

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Jeu 14 Avr - 9:51

Bonjour ! Bienvenue sur Cap à l'Ouest et excuse-moi pour le retard de ma réponse, il m'a fallu un certain temps pour lire ta fiche, dont la longueur est très honorable. Malgré l'histoire construite avec un plaisir évident que j'ai d'ailleurs bien appréciée (♥), j'ai quelques remarques à te communiquer :

• Tout d'abord, j'ignore si tu t'es relue, mais ton travail comporte un grand nombre de fautes d'accord qui ne facilite pas la lecture. Prête notament attention aux confusions entre -é, -er, -ait, -ez, qui sont les plus fréquentes. J'ai la conviction qu'une relecture attentive y remédiera. =)
• Ensuite, je voulais soulever la question des prénoms. En effet, Sybil passe encore si l'on imagine une mère un peu bizarre et originale. Mais Yoric, Imrinn et Vevina m'évoquent plus une légende Viking que le XVIIIe siècle des Caraïbes. Peut être as-tu fait de recherches historiques, et dans ce cas excuse mon ignorance, mais à première vue, ils sont plus évocateurs de Fantasy que de l'époque que nous ciblons, j'en suis navrée car ils donnent un côté mystérieux à ton histoire. A toi de voir si tu préfères les justifier ou au contraire en changer.
• Dernière chose, si les pirates avait coûtume de couper la langue de leurs victimes, aucune règle particulière n'était instaurée à Tortuga, et les pirates n'avaient aucun statut privilégié, sauf s'ils pointaient un pistolet à votre tempe. Sur Tortuga, on se fait justice soi-même, et aucun père ne couperait la langue de sa fille s'il avait le choix de faire autrement, je suppose. Cette histoire de langue coupée peut donc être plutôt justifiée par l'impuissance de Yoric, qui arriverait trop tard par exemple. Ce n'es qu'une idée, hein.

Voilà les quelques détails que j'ai relevés. J'espère que tu ne seras pas découragée par ces corrections, ta fiche et ton personnage restant au demerant captivants. Bon courage ! :D
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://capalouest.1fr1.net
Sybil Tweed

*

Féminin
Messages : 32
Localisation : Là où ses tâches journalières l'amènent...
Humeur : A la convenance du moment présent...

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Jeu 14 Avr - 18:53

Merci, et ne t'inquiète pas je comprends...

- Alors pour la relecture, je m'y attèle dès que possible... Il faut dire qu'après plusieurs relectures et une correction avec le correcteur en ligne, je commençais à avoir du mal à voir les fautes, donc je te remercie de me le dire. Et te ferais signe dès que j'en aurais fini.

- Pour ce qui est des prénoms de mes personnages, ils sont tous réels et d'origine Irlandaise, c'est peut-être ce qui leur donne ce petit côté "fantasy" et/ou "viking" que tu leur vois. Donc après ça et si ça ne gêne pas, je préférerais les garder.

- Je crois que je ne me suis peut-être pas suffissement expliquer dans mon récit, mais en gros, soit son père lui coupait la langue lui-même, soit elle mourrait de la main de ce capitaine... Si en ce sens, ce n'est pas bon alors, je m'en excuse et ferais une modification.

Et non, nullement découragé sauf peut-être pour la relecture, mais je m'y soumettrais, sachant par avance (bien avant mon inscription) que la validation n'était pas simple sur ce forum.
En toute connaissance de cause, je me dois donc de l'accepter de bon cœur...

Encore merci !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scarlett C. Lewis

☼

Féminin
Messages : 1828
Localisation : A la proue de mon navire !
Humeur : Massacrante

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Ven 15 Avr - 6:43

Ah oui, pour les noms si tu justifies ça par des recherches, bien sûr que tu peux les garder ! ^^ Excuse-moi pour la méprise, j'ai encore quelques progrès à faire côté historique.

Si tu as besoin, je peux te passer en gras tes erreurs pour que ce soit plus facile. N'hésite pas à me solliciter pour t'aider !

Quant à l'histoire de la langue coupée, on peut dire que ça va -même si j'trouve ça glauque et que le capitaine aurait pu le faire lui-même plutôt que faire monter d'autres clampins sur son bateau mais il y en a qui ont l'sens d'la mise en scène, je suppose.-, donc ne modifie rien si c'est l'ambiance que tu veux donner à a ta fiche. Expliqué comme ça, ça me va. Développe peut être juste un tout petit peu pour que ce soit clair. =)

Heureuse que tu sois motivée ! \ô/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://capalouest.1fr1.net
Sybil Tweed

*

Féminin
Messages : 32
Localisation : Là où ses tâches journalières l'amènent...
Humeur : A la convenance du moment présent...

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Dim 17 Avr - 16:13

Merci ! * toute contente de pouvoir les garder *

Alors, pour les fautes, j'ai fait ce que j'ai pu et j'espère y être arrivé, ou en tout cas en avoir trouvé une bonne partie (en espérant aussi, ne pas en avoir ajouté * hihihi *)...
En tout cas, merci pour ta proposition, si tu en trouves encore n'hésite pas à me le dire... Même si j'ai peur de ne plus savoir quoi faire, ni où chercher maintenant... * soupir *

Et pour finir, comme demandé, j'ai rajouté un petit paragraphe pour l'histoire de langue, qui développe un petit peu le deal qu'ils ont passé et qui sauva de justesse la vie de Sybil.

Voilà, voilà...
S'il y a autre chose, je suis toute ouïe !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scarlett C. Lewis

☼

Féminin
Messages : 1828
Localisation : A la proue de mon navire !
Humeur : Massacrante

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Lun 18 Avr - 8:04

Je pense qu'on peut mieux comprendre la situation comme ça.
Pour les fautes, je n'ai pas tout relu, mais on ne va pas s'attarder là-dessus plus longtemps, il faut jouer, aussi ! \ô/
Bref, je te valide, et t'ajoute de ce pas aux insulaires. J'ai quelques questions cependant sur ton rang : Je pensais t'ajouter aux élégantes, mais comme Sybil est veuve, on peut réfléchir à quelque chose d'autre, c'est à toi de voir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://capalouest.1fr1.net
Sybil Tweed

*

Féminin
Messages : 32
Localisation : Là où ses tâches journalières l'amènent...
Humeur : A la convenance du moment présent...

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Lun 18 Avr - 17:54

Merci ! * saute partout de joie *

Euh... Après avoir lu la définition des élégantes, je trouve que Sybil n'en fait vraiment pas partie, il faut mieux lui trouver autre chose... Mais quoi ? là, je colle personnellement... Il est vrai qu'il y a peut-être une idée à tirer du fait qu'elle soit veuve, pourquoi pas... (Même si sans le savoir elle ne l'est pas vraiment. Mais là n'est pas la question.)
Donc s'il n'y a rien à trouver ailleurs : va pour "Veuve", "Veuve de pirate", "Veuve face à la mer", ou tout autre dérivé... Je ne vais pas jouer les difficiles là-dessus.
Rhaaa.... C'est pas fait pour mon p'tit cerveau les rangs. * se fracasse la tête contre le mur, en espérant que cela l'aideras à y voir plus clair *
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Scarlett C. Lewis

☼

Féminin
Messages : 1828
Localisation : A la proue de mon navire !
Humeur : Massacrante

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Mar 19 Avr - 17:27

Ecoute, on va pas trop se fatiguer, les rangs seront bientôt très simplifiés. Donc je te propose de porter le titre d'élégante pour quelques jours. Avant d'être juste insulaire. ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://capalouest.1fr1.net
Sybil Tweed

*

Féminin
Messages : 32
Localisation : Là où ses tâches journalières l'amènent...
Humeur : A la convenance du moment présent...

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   Mer 20 Avr - 6:03

Qu'il en soit ainsi, alors...

Encore merci !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: - Sybil Tweed -   

Revenir en haut Aller en bas
 

- Sybil Tweed -

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cap à l'Ouest ! :: Toi ? Devenir pirate ? Laisse-moi rire... :: Tu veux vraiment embarquer ? On va voir... :: D'accord, on t'embarque, tu nettoieras le pont !-