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 Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers

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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Ven 11 Fév - 0:54

    Commençons par ton nom... Tu me demandes mon nom gamin ? Mais de quel trou tu sors ? Je suis Bram Clemens Alkemade ! Souviens-toi de ce nom et trembles… Trembles à l’idée de l’entendre à nouveau, car je suis celui qui vogue en compagnie du Diable…
    T'es pas un peu jeune pour être pirate ? Jeune ? Es-tu donc définitivement stupide bougre d’imbécile ? J’ai plus de cinquante ans et j’te conseille de tenir ta langue… J’pourrai être ton père après tout… … D’ailleurs, comment elle s’appelle la putain qui à pondu une engeance pareil ?
    Et si t'étais pas libre comme l'air, tu s'rais chez qui ? Ah ah ah ! Tu manques pas d’air… Bon, bon, ça va, assis toi… Si je n’étais pas ici à me tanner le cuir sur l’océan… Je serai sûrement en Hollande… Ou en Améri… hum… Oubli ça gamin…
    Et tu fais quoi de ta vie ? … T’as pas compris ou bien ? Je suis le Capitaine Alkemade, celui que toute la création surnomme « le Tyran des Mers »… Ou « C’lui qui va avec la Mort »… Mais bon, c’t’au choix… Tout ça pour te dire, bougre d’âne bâté, que t’es un véritab’ paysan du Danube pour pas connaît’ le Capitaine du Bloody Revenge…
    Et pirate, c'est une vocation ou t'as plus un rond ? Tu poses trop de questions gamin… Beaucoup trop… Mes raisons r’gardent que moi et tu ferais mieux de déguerpir !


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Il y a deux types d'hommes : ceux qui subissent l'Histoire et ceux qui la forgent... Et toi gamin ?
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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Ven 11 Fév - 0:59

T'aurais pas une histoire à nous raconter ?

Bram venait de laisser son poing redoutable s’écraser sur le visage du blanc-bec qui avait cru malin de continuer à le questionner. La jeunesse ne sait plus où sont les limites, il est parfois bon de le lui rappeler… En tout cas, ce gamin là s’en souviendrait longtemps, le temps que le cartilage de son nez ne se ressoude et que la fêlure de sa mâchoire ne fasse de même.

Personne n’avait osé rien dire, de toute façon, c’était couru d’avance et ils attendaient tous le moment où Bram ne pourrait plus cacher son agacement. C’était arrivé seulement un peu plus vite que prévu, quand le minot avait abordé le sujet des motivations du vieux marin. Sans regarder autour de lui, il termina le contenu de la pinte en fer posée devant lui et se leva, reposant son majestueux tricorne orné d’une plume noire sur son vieux crâne, l’installant soigneusement sur le bandana crasseux qui couvrait la masse informe de ses cheveux sales et lourds de graisse. Toujours sans observer les clients ; toujours en ignorant les gémissements du gosse au visage éclaté comme une pastèque trop mûre, le Capitaine Alkemade sortit de sa poche une pipe ouvragée en ivoire et ébène et la porta à ses lèvres après l’avoir bourrée d’un tabac à l’odeur agressive, légèrement opiacée… Tandis qu’il allumait sa pipe à l’aide d’un antique briquet, le légendaire personnage daigna enfin poser son regard sur la serveuse ; c’était une gamine qui parvenait à peine à contenir ses tremblements, elle n’aurait jamais imaginé se retrouver devant cet homme, celui qui, dit-on, voyage en compagnie du Diable jusqu’en Enfer, celui dont l’âme est si noire que les damnés s’inclinent devant lui…

- « Vous avez des pommes ? »

La serveuse sursauta en se rendant compte qu’il lui parlait… Mais surtout, elle resta interdite devant sa demande, bégayant misérablement une réponse incohérente. Bram secoua la tête, cala sa pipe entre ses dents jaunies par le tabac et s’approcha d’elle, glissant ses deux mains dans son dos, le dos de sa main droite contre ses reins et celui de sa main gauche dans la paume de sa main droite. Un vieillard… un vieillard souffrant de rhumatisme, comme tous les hommes de son âge ayant vécu une vie aussi dure que la sienne. La seule différence était que ce vieillard là pouvait dépeupler une ville entière par la seule évocation de son nom… Et ce terrible spectre d’un temps qu’on croyait révolu se dirigeait vers la serveuse qui s’imaginait déjà condamnée.

Quand il fut juste en face d’elle, Bram se pencha, pliant son corps de colosse vers celui de la grisette tremblante. Son visage ravagé par la mer et la violence de son existence offrait un contraste étonnant avec celui de la jeune fille sortant à peine de l’enfance. La face du vieux capitaine, encadrée par ses cheveux sales et tressés, laissée déborder une barbe fournie et tout aussi douteuses, renforçant l’allure terrible de son faciès d’un autre monde. La tension monta d’un cran…

Puis, avec une lenteur exagérée, soufflant sa fumée en même temps que ses mots, Bram demanda à nouveau, un rien amusé de la situation.

- « Une pomme…Le fruit… »

Ce fut la tenancière qui vint mettre fin au calvaire de la jeune fille en la poussant derrière elle, tendant de sa main calleuse une pomme d’un vert éclatant à Bram.

- « Z’êtes pas l’bienvenue dans ma taverne m’sieur… Sauf vot’ respect !
- Vraiment ? Et pourquoi cela, s’amusa t-il à demander en récupérant la pomme, la frottant nonchalamment contre son grand manteau noir.
- Vous portez l’malheur. C’est l’curé qui l’dit ! Et même les v’doo disent qu’vous portez sur vous l’mauvaise esprit ! »

Bram ne pu s’empêcher d’éclater d’un rire gras, laissant un doute s’installer sur l’assemblée qui était partagée entre l’envie de rire avec lui et celle de fuir au loin. Finalement, Bram cessa de rire en prenant un air lugubre, mettant tout le monde d’accord.

- « Vous n’imaginez pas à quel point ces gens là ont raison ma p’tite dame… Tous les démons de l’Enfer rodent dans mon sillage… »

Tous se signèrent en adressant une prière au Créateur… Cela sembla marcher, puisque le Capitaine Maudit faisait demi-tour et se dirigeait vers la porte, sortant de la taverne en jetant au sol trois grosses pièces d’or… La bagarre qui éclata ensuite témoigna qu’effectivement, tous les démons de l’Enfer le suivait, et l’Avarice avait décidé de rester un peu dans la cantina.

Seul, le colosse au visage hirsute marchait sur le port, sa lourde masse de cheveux faisant peiner le vent pour lui arracher le moindre mouvement. Ses habits noirs l’auraient rendu pratiquement invisible si les pâles rayons de la lune ne s’attardaient pas pour faire miroiter les manches de ses pistolets et de ses sabres d’abordage. Livré à la mélancolie solitaire, l’homme le plus craint des mers releva la tête vers la lune, retenant son souffle en admirant sa face spectrale. Depuis combiens d’années levait-il ainsi les yeux vers l’astre nocturne dans l’espoir insensé d’y voir se dessiner son visage éclatant ? Depuis combien d’années attendait-il une simple réponse, si simple, si tellement, tellement simple que son absence devenait chaque jour plus amère, plus douloureuse…

Il regagna avec lenteur son navire de nuit, plus sombre encore que le voile de noirceur qui recouvrait le monde. Il était le Capitaine d’un équipage de fantôme et ce navire était leur charnier, la fosse commune où leurs vies respectives avaient fini par les mener, les unissant dans la douleur et le regret, dévorant les fragments de leur raison en y semant les graines de la mélancolie qui prospéra pour fleurir doucement des éclatantes fleurs de l’amertume…

Sa cabine, aussi luxueuse soit-elle, n’était qu’un tombeau de plus, sa crypte personnelle dans le cimetière flottant. C’était son due, son fardeau… La violence de son ressentiment contre la vie elle-même ne tolérait pas d’être exposer à la vue de tous et c’est dans la solitude de sa retraite, de sa cellule sans barreaux que le vieux Bram se laissait aller à sa tristesse… Un désespoir paradoxalement teinté d’un vernis éclatant de folie… Oui, de la folie… Comment décrire autrement cette pensée ténue, cette idée saugrenue qui le forçait à naviguer depuis tant de temps, envers et contre tout… Une idée fragile, insensée… Un fil d’araignée qui tirait à lui seul le Bloody Revenge, ce navire-tombeau lourd de rancœur.

Lourdement, il se laissa retomber sur son fauteuil de velours rouge… Son chapeau tombant sur son visage marqué par une soudaine lassitude, il fourra sa pipe dans une de ses poches et en sortit la pomme couleur émeraude. Des deux mains, du bout des doigts, il tenait ce fruit si commun devant son visage…

- « Sigrid… Ma Princesse… Oh ma Sigrid… Tu te souviens de ce pommier que tu aimais tant ? »

C’était presque vingt ans en arrières. A cette époque, Bram Clemens Alkemade n’était pas un nom qui faisait trembler les mers mais n’était que le nom d’un homme dans la force de l’âge, fils bienheureux d’une noble famille hollandaise venue en Amérique faire fortune. C’était chose aisée à l’époque, la famille Alkemade n’avait eu qu’à quitter la Mère Patrie pour s’exiler dans le Nouveau Monde, là bas l’argent avait le même pouvoir que partout dans le monde, si ce n’est plus. La famille acheta une grande propriété qui comprenait un champ de coton et de grands vergers d’arbres fruitiers.

Monsieur Alkemade avait alors la plus douce des femmes dans sa vie : Mathilda. Mathilda Alkemade lui avait donné, en Hollande, le bonheur d’être père d’un petit garçon. L’amour pour nourriture et les rêves pour engrais, l’arbre de leur amour n’avait fait que s’épanouir, baignant la famille dans un bonheur presque utopique.

Hélas pour elle, quand ils partirent pour l’Amérique, sa constitution fragile ne supporta pas le climat de ce nouveau continent et elle mourut d’une fièvre terrible en seulement quelques années. Ce drame avait rendu Monsieur Alkemade distant, lui faisant par la même se découvrir un penchant pour la boisson. Boire pour oublier est un remède millénaire. Mais malgré ça, il ne fut jamais un mauvais père et s’occupa convenablement de son fils, orphelin d’une mère, lui donnant une éducation stricte, s’assurant d’en faire un homme droit, honorable et qui pourra le moment venu, reprendre le domaine et le faire prospérer.

Et effectivement, Bram grandit en devenant un jeune homme sérieux, toujours soucieux de satisfaire aux exigences paternelles. Quand il fut en âge de gérer ses affaires, il acheta à son nom une propriété proche de celle de son père, refusant d’abandonner l’homme à la boisson et la solitude. En réalité, l’achat de cette propriété était presque une farce tant le jeune homme était chez son père, veillant sur lui et faisant son possible pour le détourner de son funeste penchant, lui redonnant patiemment goût à la vie.

Mais l’amour d’un fils ne peut remplacer le souvenir mélancolique. Et un soir que le Père Alkemade était au plus profond du gouffre, errant dans un bal mondain quelconque, il cru défaillir : sa Mathilda était là, vivante, éclatante et souriante… L’élan amoureux embrasa à nouveau le cœur meurtri et la belle réincarnation de l’amante perdue s’avéra être femme prête à aimer ceux qui l’aime en retour.

Elle s’appelait Elisabeth, et comme Mathilda, elle était Hollandaise. Les amants se cherchèrent un temps, le père arrêta de boire et finalement le mariage fut prononcé le printemps même. Seul Bram trouva à redire à cette union, trouvant que son père se remarié bien trop vite. Les deux hommes se brouillèrent, l’amour d’une femme était visiblement plus fort que l’amour filial. Le jeune homme, blessé, se retira sur ses terres et ses visites se firent peu fréquentes.

Les années passèrent et Madame Alkemade donna naissance à une jeune fille : Sigrid Alkemade. Les deux parents furent au comble de la joie et même Bram, depuis longtemps maintenant brouillé avec son père, ne pu s’empêcher de sourire devant le bambin… Elle avait les mêmes yeux que Mathilda.

Les années passèrent lentement et chacune d’elles renforçait la ressemblance de la petite Sigrid avec la défunte Mathilda. Certains esclaves parlaient même de réincarnation et pour tout dire, Bram lui-même était convaincu que sa mère était revenue veiller sur sa famille à travers cette enfant ; veiller sur les siens et les sortir du malheur au-delà de la mort, voilà bien une chose que Mathilda aurait pu faire. La fillette était une créature pleine de vie et il ne se passait pas un jour sans que ses robes ne soient déchirées par ses jeux agités.

Elle courait, insouciante, innocente, fuyant ses précepteurs pour jouer avec les esclaves et les enfants du voisinage. Souvent leurs jeux les amenaient sur la propriété de Bram et lui, débordant d’amour pour celle qu’il appelait « princesse », il les accompagnait, retombant dans l’enfance en partageant leurs jeux puérils. Quand le soir venait, que les autres enfants rentraient chez eux par crainte de la punition, la petite Sigrid restait seule avec lui et alors, ils se promenaient longuement sur les terres de Bram, main dans la main, s’enivrant l’un l’autre de l’amour fraternel débordant qui les unissaient.

Elle lui racontait ses rêves de petite fille en gambadant au milieu des arbres fruitiers, elle lui racontait comme les parents étaient sévères, comme il la forçait à apprendre et à suivre des leçons qui ne l’intéressaient pas. Elle, elle voulait rester toute sa vie une enfant et jouer à la princesse, à la brigande qui brûle les champs… Bram s’asseyait alors au pied d’un vieux pommier et elle grimpait sur ses branches. Là, il lui racontait des histoires, il lui racontait comme elle était belle, à quel point elle était précieuse. Cela pouvait durer des heures.

Ils rentraient ensuite chez Bram et elle résistait au sommeil pour rester un peu plus longtemps avec lui, venant se glisser dans son lit en prétextant un cauchemar. Le jeune Bram Alkemade la laissait faire, répondant à tous ses caprices comme un chevalier servant. Il la couvrait de cadeaux et d’amour, comme si elle était sa propre fille… Elle était son rayon de soleil et sa raison même d’exister.

Mais le bonheur est une chose éphémère. Les parents de Sigrid considéraient que l’éducation était primordiale et la fillette, loin d’être idiote, était à leurs yeux trop sauvages. Ils l’aimaient, mais ils ne partageaient pas la même vision des choses. Ils décidèrent de l’envoyer à Londre pour y recevoir une éducation plus stricte encore. En l’apprenant, la fillette multiplia ses fuites, ses jeux devinrent toujours plus tristes : elle se rêvait aventurière, guerrière… Ses yeux se teintaient alors d’une férocité et d’un sérieux peu habituel dans ce regard d’enfant espiègle. Mais surtout, elle ne dit rien à Bram. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète et quand il la surprenait à pleurer en silence, elle s’inventait une raison : une poupée cassée, une blessure… Et Bram, aveuglait par trop d’amour ne comprit pas… Il resta aveugle…

Aveugle jusqu’au jour où elle prit place à bord du bateau devant l’envoyer en Angleterre, loin de lui. Pour la première fois, Bram ressembla à l’homme qu’il deviendrait des années plus tard. Sa colère fut si violente qu’il frappa son père, mis à terre plusieurs esclaves et qu’il fallut le faire arrêter pour qu’il se calme.

Dans sa cellule qui donnait sur le port, il vit sa petite sœur, sa princesse embarquer en pleurant, se retournant à chaque fois pour chercher des yeux le soutient de son frère. Un soutient qu’elle se crut refuser, lui arrachant des larmes amères, sa petite âme d’enfant se déchirant en croyant subir la pire des trahisons : son frère qui avait fait si longtemps semblant de l’aimer la laissait se faire enlever sans rien dire… Et Bram, dans sa cellule, brisa sa voix pour qu’elle se retourne, qu’elle sache qu’il n’en était rien… Mais le brouhaha du port couvrait ses hurlements de bêtes… Elle partait en pleurant, trahie et blessée, et il s’effondrait contre les barreaux, le cœur en miette de ne pas pouvoir lui dire qu’il aurait incendié le monde entier pour ne pas la perdre…

Les semaines s’écoulèrent… Bram sortit de sa cellule sans inquiétude de part sa haute naissance. Il retourna chez lui mais ses champs, ses arbres et sa maison étaient désormais sans vie. S’il avait su à ce moment que ce sentiment ne le quitterait plus jamais…

Il reçu un jour la visite de son père en pleure. L’homme lui tendit une lettre. Une simple lettre… Un papier tâché d’encre qui changea à jamais la vie de Bram Clemens Alkemade. Le navire qui devait emmener sa princesse en Angleterre n’était jamais arrivée. Il n’arriverait jamais. Elle avait disparue dans les eaux lugubres de l’Atlantique sans aucun espoir auquel se raccrocher, en s’imaginant trahie de toute part. En s’imaginant abandonnée par son frère qu’elle avait surement appelé à s’ouvrir la gorge tandis que le tombeau aquatique se refermait sur elle.

Bram cru devenir fou.

Sa vie entière lui sembla s’écouler entre ses doigts comme du sable fin. Désormais, ce qui l’entourait lui paraissait revêtu de l’habit funeste. Le monde entier était en deuil dans son esprit. Il l’avait abandonnée. Il avait trahit l’enfant qui lui avait donné la force de vivre. Perdant la raison, le jeune homme dans la vingtaine s’efforça de briser sa propre vie : il voulait tout perdre ; terre, richesse, titre… Jusqu’à sa vie.

Il ne revit plus ses parents, s’enfermant chez lui le jour entier et passant ses nuits à dilapider sa fortune dans l’alcool, la drogue et les catins, recherchant la mort partout où elle pourrait le prendre. Mais jamais elle ne vint.

Un soir, brisé, alors qu’il rentrait chez lui en errant comme un spectre entre les rangées d’arbres fruitiers de son domaine, il s’arrêta devant le vieux pommier… Leur pommier. Le témoin silencieux de leur amour. Elle était là, éclatante, souriante, dans les branches tordues du pommier. Il tomba à genoux et hurla comme un damné en entendant son rire cristallin résonner en écho dans son esprit…

Cette nuit là, quelque chose se brisa.

Cette nuit là, les Domaines d’Alkemade Fils et Père s’embrasèrent. Le feu dévora tout, détruisant les champs, les manoirs, les quartiers d’esclaves. Ils avaient brisés sa vie, ils avaient noyé l’innocence dans des eaux noires, lui, il les détruirait dans le terrible feu de sa colère, dans le brasier de sa vengeance.

Le monde entier devra répondre de ses actes devant la fureur d’un frère désespéré.

Cette nuit là, une ombre solitaire prit la mer.

Bram reposa la pomme. Il n’avait même plus la force de pleurer. Ou plutôt, il pleurait sans qu’aucune larme ne soit visible sur son visage. Ses yeux étaient taris, asséchés par le feu ardent qui rongeait son âme depuis des années. Il avait arpenté les mers depuis tant d’années pour la retrouver qu’il en avait perdu la force de pleurer.

Après la première fureur qui l’avait conduit à incendier son passé, il était tombé dans une sorte d’apathie. Echoué à Tortuga, recherché comme incendiaire dans le pays, la seule perspective qui s’offrait à lui était de reprendre sa destruction, lente et douloureuse, rongé par le remord éternel. Il tint cette ligne de conduite un temps assez long, se voyant finalement obligé de rejoindre un des nombreux navires pirate de la région pour renflouer.

Là, ce fut une révélation. Il voyagea à travers toutes les Caraïbes et plus loin encore, changeant d’équipage régulièrement. A force de rapine et parfois de fourberie, il parvint à amasser un pactole assez important pour s’offrir son propre navire : Le Bloody Revenge ; nommé ainsi pour ne jamais oublier ce qu’il cherche sur les mers.

Le reste de sa vie avait alors rejoint la légende.

Bram observa les nombreux livres posés sur la bibliothèque de sa cabine, les caressant du bout des doigts… Des centaines de carnets de bords, de cartes, de livres parlant de lui. En moins de cinq ans, il était devenu une légende parmi les pirates. Son navire était craint et reconnu, les mousses se bousculaient pour rejoindre sa flotte. Mais il avait toujours pratiqué une sélection stricte. Il recherchait des gens sans espoir, qui n’avaient plus rien à perdre. C’est ainsi qu’il avait formé un équipage de damnés se battant avec l’énergie de l’Enfer : quand plus rien ne vous retient sur terre, côtoyer la Mort et la chercher devient une seconde nature. C’est cet abandon de tout instinct de survie qui permit à Bram et à son équipage de devenir en quelques années un mythe.

Tous les pays d’Europe et d’Amérique les pourchassaient, tous les pirates les jalousaient, mais aucun n’était assez puissant pour faire sombrer le navire fantôme. Mais Bram nourrissait un espoir secret. Celui de retrouver sa sœur disparue. Au fil des années, sa santé mentale avait déclinée, certainement, et il s’était prit à rêver qu’elle était encore vivante, à l’attendre sur une île lointaine couverte de pommiers.

C’est pour poursuivre ce rêve qu’il disparut un jour avec ses hommes… Des années durant ils disparurent, voyageant plus loin qu’aucun homme, naviguant sur des mers vierges de tout regard humain. Les hommes du Bloody Revenge en vinrent à douter : le Capitaine avait perdu la raison et il allait les faire naviguer jusqu’au bout du monde. Il fallut presque cinq ans pour que Bram revienne à la raison et ne donne son accord pour revenir au monde civilisé. Cinq ans pendant lesquels il essuya mutineries, tempêtes et maladies.

Quand enfin le navire revint à Tortuga, tous retinrent leur souffle… Le navire fantôme était revenu… Réellement revenu de l’Enfer.

Le Capitaine soupira en retournant s’assoir.

- « Ma princesse… Où te caches-tu ?... Dis le moi... Dis le moi que je puisse enfin reposer en paix… »

Les Morts ne dorment jamais parait-il… Et Le Bloody Revenge arpente de nouveau les mers connues… Et il en sera ainsi jusqu’au Jugement Dernier.

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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Ven 11 Fév - 1:07

Et t'es plutôt gringalet ou baraqué ? Bram se sentait épuisé. Las, il regarda son reflet dans le miroir à pied qui trônait dans un angle de sa cabine. Il se sentit encore plus épuisé en voyant son image.

- « T’es devenu vieux mon gars… Trop vieux p’t’être… »

Il retira son tricorne et se leva pour mieux se voir. Malgré l’âge qui vous tasse, il était resté grand. Un géant même dirait certains. Une force de la nature qui dépasse d’une bonne tête et demie la plupart des hommes. Pas loin de deux mètres qu’il faisait. Mais deux mètres de quoi, sinon de fatigue et de rhumatisme ? Prit d’un soudain doute, le Capitaine Alkemade ferma la porte de sa cabine à clé et retourna se poster devant son miroir.

Là, il retira son bandeau noir et crasseux, libérant une lourde chevelure qui cascada lourdement autour de ses épaules jusqu’au milieu de son dos. Il soupira en observant cette lourde et informe masse de cheveux bruns, parsemée ci et là de tresse d’où pendent quelques breloques clinquantes. Depuis combien d’années il avait ces tresses décorées ? Il ne savait même plus. Cela devait remonter à l’époque où ils ont traversé l’Afrique… Ou peut être l’Amazonie ?... Allez savoir, Bram ne se souvenait que vaguement des femmes qui avaient un jour posé les doigts dans ses cheveux pour les tresser en gloussant alors qu’il dévorait leurs seins en imbibant sa barbe d’alcool. Sa barbe… Il l’observa en la caressant, l’air absent. Une belle barbe aussi sale et mal tenue que ses cheveux. Une barbe qui laissait une lourde moustache se mêler à elle. Là aussi, une ou deux tresses perdues dans la masse semblaient vouloir qu’on les remarques… Peine perdue.

De ses gros doigts rugueux d’étrangleur, Bram tira un peu sur ses joues et ses tempes. Les rides de son visage étaient profondes… Et certains sillons dans sa peau donnaient à son visage l’air de celui d’un rescapé de la vérole. C’était presque le cas d’ailleurs. Les blessures mal cicatrisées, le sel, les maladies… Son visage était un livre ouvert sur son existence de forbans. Il ne parvenait même pas à se rappeler du visage de sa jeunesse. Comment était-il sans cette barbe, sans ces cheveux et sans ces cicatrices qui déchiraient ses joues et son front sur différentes longueurs, plus ou moins visibles ?

Avec la même rigueur d’analyste, il retira son lourd manteau noir, l’envoyant s’écraser sur le sofa. Avec soin, il détacha les deux baudriers qui ceignaient sa large et massive poitrine. A chacun d’eux avait été rajouté trois étuis où étaient rangés des pistolets joliment ouvragés et même, relativement précieux si on s’attardait sur les matériaux utilisés. Six pistolets d’abordage, pas un de moins. Puis il retira ses ceintures de cuirs d’où pendaient ses sabres d’abordage. Là, il y avait quatre lames. Ce n’était pas par paranoïa. Cela faisait partie du spectacle. Bram était célèbre à travers le monde pour sa capacité à faire déserter des villes et faire capituler des navires plus gros que le sien sans un seul coup de feu. Cela venait tout simplement de la mise en scène. Avant chaque abordage, il s’habillait de son lourd manteau, de son tricorne et de toutes ses armes. Là, il faisait grimper sur son épaule un énorme corbeau puis, pour la touche finale, il mettait à son cou un collier de tête réduite qu’il avait arraché à la dépouille d’un chef d’une tribu de réducteur de tête. Ainsi paré, il gagnait le pont du navire et se mettait bien en vue du navire à aborder. Les croassements sinistres du corbeau, l’air détaché du Capitaine lourdement armé et le chapelet de crâne suffisait la plupart du temps à faire dresser pavillon blanc à ses victimes.

Il jeta donc les quatre lames sur le même sofa puis termina de retirer son veston et sa chemise à jabots. Désormais torse nue devant son miroir, il soupira de plus belle. Il était toujours aussi massif, ses muscles toujours aussi saillants… Mais quelle décrépitude… Bien qu’encore puissant et gonflés, ses muscles étaient parsemés de veines bleuâtres de vieillard, sa peau était ridée et tirée par endroit… Pour le reste, il n’y avait pas à se plaindre. Une légère surcharge pondérale due à l’alcool en grande quantité… Et surtout, une multitude de cicatrices, encore… Des impacts de balles qui avait laissé des cratères de chair circulaires, des entailles de sabres qui avait laissé leurs sillons profonds dans sa peau et d’autres marques, diverses et variées : celle d’une multitude d’éclat de bois retirés de la peau après une canonnade, les morsures et griffures de bêtes sauvages, les restes visibles de maladies tropicales… Son corps était un parchemin en vieux cuir tanné. Et sa pilosité poivre et sel lui rappelait son âge.

Il resta ainsi un moment à s’observer, relique d’un temps passé, une légende… Puis il éclata de rire en frappant d’une main sa panse.

- « Tu seras jamais trop vieux ! »

Son rire s’éteignit doucement tandis qu’il se fixait lui-même dans les yeux, lançant, lugubre.

- « Pas tant qu’elle comptera sur toi pour la retrouver… »




T'es pas du genre à tenir tête au capitaine, au moins ? Le gamin de la taverne geignait en se tenant contre le visage un torchon humide que la tenancière lui avait donné. Il ne savait pas trop si l’odeur venait du torchon lui-même ou de l’épaisse couche de crasse graisseuse qui le recouvrait. Quoi qu’il en soit, la fraicheur qu’il lui offrait lui permettait d’oublier un peu la douleur que ces os fêlés lui imprimaient sur toute une moitié de visage.

La tenancière revint et se pencha sur lui, observant le visage tuméfié du gamin.

- « Mais qu’est-ce t’a pris ? T’tien plus à la vie c’ça ? T’es d’Tortuga pourtant, t’les connais toute les légendes sur l’vieux Alkemade et son équipage d’fantômes… T’as était élevé à ces histoires autant qu’au sein d’ta mère… Et t’as rien r’tenu !? Ne t’approche jamais de c’damné et d’son navire… Ils sont fous, rongés par l’Démon en personne ! »

Elle se signa et se retourna vers un homme qui avait éclaté de rire. Le type était un vieillard tout sec, comme un raisin sur une brioche, son nez crochu pendouillait presque en trempant dans sa chope.

- « L’écoutes pas gamin… Histoire d’bonne femme qu’tout ceci… L’Capitaine Alk’made est damné, c’est vrai… Il est maudit, pas de doute… Il est fou, c’est certains… Mais l’Vieux d’en Bas y est pour ri’n là d’dans… Les bonnes femmes savent pas jauger les hommes d’valeurs, elles savent qu’écouter leurs histoires et caqueter comme des oies sur des histoires qu’les dépassent ! J’vais t’dire moi gamin… L’vieux Alkemade, faut regarder ses yeux… Ce sont les yeux d’un fauve, une bête féroce… Toutes les flammes d’l’Enfer brillent dans son regard d’fou furieux. Pour sûr qu’c’t’un colérique l’Cap’taine… Mais c’pas un démon… Les Démons ne sont pas brûlés par les flammes… Et celle du Cap’taine ont consumée son âme d’puis un bail… Rappel toi d’ses yeux… Derrière les flammes, derrière l’air farouche… Y a que d’la glace… Une banquise… L’Cap’taine est gelé en dedans, comme un mort… C’est un drame qu’aucun homme ne pourrait supporter qui à détruit la raison du bon vieux Alk’made… Mouais… Jamais vu autant de regret et d’tristesse en un seul homme… »

La taverne entière se taisait pour écouter le mystérieux vieillard. Mais la tenancière beugla finalement.

- « Et qu’est c’t’en sais toi ? »

L’ancêtre eu un vague sourire nostalgique et tourna vers elle deux yeux aveugles humides de larmes.

- « J’ai navigué au côté de cet homme… Et mes yeux ont brulés devant les flammes de ce Phénix… Il est des hommes dans l’histoire ; il est des hommes je vous dis, qui ne font pas comme nous… Nous, on subit l’histoire, on fait ce qu’on peut… Mais il y a des hommes comme Alk’made… Sa tristesse, sa colère, sa folie… Tout ça, tout ça lui donne une force prodigieuse… Il est éclatant… Eclatant de charisme, éclatant de courage… Il est insensé, il ne craint rien… J’vous l’dis comme j’l’ai vu, cet homme ne subit pas l’histoire, il l’écrit, il dévie son cours à bras le corps et les Rois et les Empereurs eux même s’chient dans les chausses à la rumeur d’son nom… Alors bon dieu d’merde, j’interdis à la bande d’ivrognes incapables qu’vous êtes d’salir l’nom d’un grand homme comme l’Cap’taine ! »

La colère du vieillard retomba. La rumeur de l’auberge reprit de la vigueur. La vie à Tortuga reprit lentement son cours…

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Dernière édition par Bram C. Alkemade le Lun 14 Fév - 21:59, édité 2 fois
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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Ven 11 Fév - 1:15


    Ton prénom/pseudo : Neko

    Ton âge : 20 ans

    Comment as-tu découvert le forum ? Un ami qui connait mon amour des pirates. Mais lui ne s'est pas inscrit.

    Ta première impression : Le design est parfaitement dans l'ambiance, qui, elle-même est parfaitement pirate.

    Le code du règlement :OKpar Scarlett :) (il était bien caché celui-ci >>' moi qui cherchait les parenthèses)

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Scarlett C. Lewis

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Ven 11 Fév - 7:56

ALKYYYYYY ! \ô/ Enfin ! Je vais envoyer un MP à l'autre candidate pour le rôle de ce personnage, histoire de voir où elle en est, et si je n'ai pas de réponse, demain, je m'attaque à ta fiche plus en détail ! ♥ (Ah et bienvenue, aussi, et tout l'baratin des admins. =P)
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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Ven 11 Fév - 18:39

Très bien ^^

Bon j'ai relu un peu vite fait donc je ne garantie pas que l'intégrité orthographique de la langue française ne soi pas bafouée à certains passages, notamment ceux écrit aux alentours de trois heures du mat, mais dans l'ensemble, il me semble avoir fait gaffe.

J'espère surtout que le perso correspondra aux attentes du staff ^^

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Scarlett C. Lewis

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Sam 12 Fév - 12:54

L'autre candidate au poste devrait poster sa fiche dans les jours à venir ! Patience !
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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Sam 12 Fév - 13:46

(ce soir, plus précisément pirat)
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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Lun 14 Fév - 21:59

Ok, ok,j'en ai profité pour corriger quelques tites fautes par ci par là.

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Louis de Nogaret

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Mer 16 Fév - 23:07

    Tout d'abord, merci pour cette relecture !
    Alors je commencerai en te souhaitant de nouveau la bienvenue ! Toutes mes excuses pour ces quelques jours d'attente : nous avons souhaité plusieurs avis parmi le Staff vu l'importance du personnage demandé ...

    Je viens pour t'annoncer une bonne nouvelle : ton interprétation est la plus proche de l'image que nous nous faisions d'Alkemade. Après délibération entre membres du Staff, nous avons donc décidé de t'attribuer le rôle.

    Nous avons cependant émis quelques réserves quant à la rédaction. Je te recommanderai à l'avenir de faire attention aux points que je vais t'énumérer rapidement :

      • Je commence par des points de conjugaison. Je pense notamment à tes impératifs du premier groupe, que tu écris avec un "s" ("Trembles à l’idée de l’entendre à nouveau") alors qu'il ne faut pas en mettre. J'avais aussi remarqué plusieurs imparfaits en "ez" mais il semblerait que tu les aies corrigés à la relecture, donc c'est parfait. ;)

      • Attention aussi aux accords : ta signature même ("ceux qui la forge" -> la forgent) comporte un souci d'accord entre sujet et verbe. Il faut faire attention aussi aux participes passés et adjectifs, auxquels tu adjoins parfois un "s" qui n'a pas lieu 'être .

      • Plus accessoirement, tu as parfois recours assez lourdement à l'adjectif, dans un souci de précision sans doute : n'hésite pas à alléger sur ce point-là !


    A côté de cela, le personnage est très bien senti et très vivant. Nous avons vraiment hâte de le voir en jeu ! Sur ces petits conseils, je me permets donc de te valider. Si tu le désires, un sous-forum spécifique aux matelots du Bloody Revenge (et lisibles que de ces derniers et des admins) pourra être créé (il suffit de m'en faire la demande par MP et de me donner une petite description). Les demandes de relations et de RPs sont également à ta disposition. En espérant que tu te plaises sur le forum ! \ô/

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Vous savez bien que je déteste les moralistes
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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Mer 16 Fév - 23:22

Merci beaucoup !

Pour les fautes de conjugaisons, je vais faire un effort pour les éliminer autant que possible, j'avoue avoir toujours eu du mal avec. Pour l'impératif en "s" c'est juste une vulgaire erreur de ma part, je me suis persuadé en rédigeant que l'impératif se faisait toujours avec un "s" o_O...

Mais bon, j'essaierai de réduire au maximum ce genre de fautes. Pour ce qui est des adjectifs, je tâcherai de m'en souvenir pour l'avenir, j'ai tendance à avoir la main un peu lourde là dessus.

Et aussi, merci pour la signature. Figure toi que je me suis posé la question y a deux jours, à savoir si ce n'était pas "forgent" au lieu de "forge"... J'ai vérifié sur Bonpatron pour voir ce qu'il en pensait et il n'a repéré aucune faute du coup j'ai laissé tel quel malgré mon doute.

En tout cas, encore merci pour le rôle, je ferai en sorte de coller au mieux ;)

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Mer 23 Fév - 21:35

J'ai failli oublier.
Je suis bonne joueuse, félicitations l'ami !

(C'est une HONTE que le fait de te voler ton chapeau ne corresponde pas du tout à Tayel. J'y aurais pris un plaisir MALIN )
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Bram Clemens Alkemade

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Jeu 24 Fév - 20:56

Mon tricorne !? Mon splendide et pharaonique tricorne !? Tu tiens pas à la vie c'est ça ? :p

Sinon merci beaucoup et chapeau à toi pour le personnage que tu avais inventé. Comme Louis, je pense qu'il aurait pu faire un personnage intéressant à jouer en tant que création original.

Cela dit, on se recroisera surement dans une taverne, Tayel pourra toujours oublier ses principes pour tenter de poser ses petits doigts fripons sur le splendide couvre-chef d'Alkemade... A ses propres risques.

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MessageSujet: Re: Bram Clemens Alkemade, le Tyran des Mers   Aujourd'hui à 10:34

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