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 Une bien modeste et discrète arrivée à bord...

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MessageSujet: Une bien modeste et discrète arrivée à bord...   Jeu 3 Fév - 15:10

Le Bloody Revenge ne fut guère difficile à localiser. N'importe quel péquin savait où il mouillait, pour y être allé, si ce n'est se recueillir, au moins tenter d'apercevoir un membre de son prestigieux équipage. Louis-Isidore, chapeauté, botté et joliment harnaché dans une veste bleue marine, fendait la foule de pouilleux en tout genre afin de s'approcher du quai. A trois pas derrière lui, son ombre, son secrétaire, son chien, son nègre, Balthazar-Antxoka, portait une malle, visiblement fort lourde. Courbé, suant et soufflant, le jeune esclave manqua de bousculer son maître lorsque, ce dernier, sans crier gare, stoppa nette son avancée. Il venait d'apercevoir le Bloody Revenge.

Masse informe et vermoulue, le navire respirait la mort. Comment diantre cet enchevêtrement de bois pourri et de cordes usées, pouvait-il encore flotter? Mais surtout, comment était-il arrivé là, et comment diable pourrait-il en partir? Sarria de Berrakatza hésitait à tourner les talons et faire faux bond à l'équipage. Le Bloody Revenge était assurément une vieille loque, une épave hors d'âge, une immondice absolue et même carrément une insulte à la construction navale. Le Basque se voyait mal monter là-dessus.

Hochement de tête dépité. Voilà ce qu'il en coûte d'être aussi fougueux. Décision trop prompte, certainement. Louis-Isidore aurait dû venir jeter un œil sur le navire avant de s'engager à son bord. Tout occupé qu'il était à se reprocher un empressement malheureux, le Basque parvint néanmoins à saisir au vol quelques exclamations d'admiration, poussées ça et là, par les badauds. En effet, autour de lui, les regards posés sur le Bloody Revenge étaient emplis de fascination et de respect. Le vieux bateau semblait faire l'unanimité. Des gamins des rues, bercés par les légendes et racontars d'ivrogne, des matelots venus de Bretagne, de Galice ou de Rotterdam, des catins qui ont vu le monde entier se presser entre leurs cuisses, des marchands tremblotants mais heureux de croiser le navire à quai plutôt qu'en mer, assurément tout le monde se pressait pour caresser du regard le bâtiment semblant surgir d'un autre temps.

Il n'en fallut pas plus à Sarria de Barrakatza pour reprendre sa marche. Ce n'était pas le Bloody Revenge qu'il rejoignait, mais bien sa légende. Écartant un petit freluquet d'un geste de la main, le Basque posa le pied sur l'échelle de coupée. Sentant les regards se poser sur lui, il bomba le torse plus qu'à l'habitude. La démarche assurée, l'homme gratifia son public d'une bien belle montée, sans accrocs. Au sommet de la coupée, un réflexe pavlovien, fruit d'un passage dans la Royale, fit tourner sa tête vers la poupe du navire. Mais aucune bannière fleur-de-lysée n'attendait de salut. Alors Louis-Isidore honora, sans plus attendre, le pont de la semelle de ses bottes.

Quelques hommes de quart ne manquèrent point d'approcher, sans la moindre once de sympathie, vers celui qui avait eu l'outrecuidance de monter ainsi à bord. Matelots peu soignés, carrément puants et assurément étrangers à toute éducation, entourèrent le Basque. Ce dernier, dans une extraordinaire manifestation de sa générosité, leur offrit, à chacun quelques secondes de son plus méprisant regard. Puis, se tournant vers son esclave qui bataillait sur la coupée, la malle sur le dos :


"A la vue de cette population que je devine bien riche en germes pathogènes, force est de constater qu'oisiveté et détente ne seront pas du voyage."

Revenant à ses moutons (certainement galeux), le Basque daigna enfin décliner sa très noble identité.

"Ayez l'obligeance d'avertir le Capitaine, ou son Second, de la présence du Docteur Louis-Isidore Sarria de Berrakatza."

Il ne s'attendait certes pas, en annonçant ainsi son nom, voir ses interlocuteurs se lancer dans de respectueuses salutations, voire de parfaites révérences, mais la chose ne lui aurait pas déplu. Évidemment, rien ne vint, si ce n'est quelques éructations en flamand ou patois de l'Hampshire, et un matelot se dirigea, sans grand enthousiasme vers la dunette. Preuve que le Français était compris par au moins un membre de cet équipage de soiffards. Louis-Isidore rajusta les boutons de sa veste, en embrassant le quai du regard. Voyez, autochtones débiles, le Bloody Revenge est désormais territoire du Basque !
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Philipp Kerner

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MessageSujet: Re: Une bien modeste et discrète arrivée à bord...   Ven 4 Fév - 16:42

Philipp était à son bureau, occupé à tenir des comptes, chose qu'il n'aimait pas, mais alors pas du tout. Il pestait contre tout ces marchands qui vendaient armes et munitions trop cher, failli avoir une attaque en constatant que le prix de l'once de poudre avait presque doublé, s'adoucit en voyant que celui des fruits avait baissé, et dieu seul savait que des fruits il allait en prendre, d'une parce qu'il adorait ça, de deux parce qu'il avait constaté moins de cas de scorbut depuis qu'il s'était découvert une subite passion pour les oranges et en abreuvait le bateau. En se léchant les babines d'avance, il termina le calcul pour savoir combien de fruits il pourrait embarquer avec la somme qui lui était allouée, et fut satisfait de voir un bon gros nombre. Celui de la viande en revanche n'était pas plus élevé que d'habitude, et en sachant une bonne partie ne servirait qu'à nourrir les asticots destinés à être accrochés au bout des hameçon pour pêcher les poissons nécessaires au régime des hommes, ces derniers risquaient encore de protester.
Au diable leur envies !! Ils n'étaient déjà guère portés sur l'hygiène, et quand bien même ils l'auraient été, la vie en mer ne permettait pas de prendre un bain tout les jours, et toutes les deux semaines c'était déjà exceptionnel, et les jours de pluie bien rares étaient ceux à se risquer dehors en tenue minimaliste pour se décrasser.

Avec un soupir satisfait, il inscrivit le dernier nombre sur son parchemin avant de le glisser dans un dossier. Saisissant un autre parchemin, il entrepris de rédiger le rapport qu'il allait devoir faire au capitaine, dieu seul savait où il se trouvait en ce moment...
Trois coups se firent entendre à sa porte.

- Entrez.

Un des hommes d'équipage se présenta, raide comme un "i" mais marquant un enthousiasme qui ferait passer un escargot pour un empressé.

- Ya un type dehors qui voudrait parler au Cap'taine, mais comme l'est pas là, j'viens vous l'dire.

Philipp se leva et sorti de son bureau derrière le matelot. Une fois dehors, il mis sa cape beige sur ses épaules et s'assura que ses armes étaient bien à son côté.

- A-t-il dit comment il s'appelait ?
- Louisidore de Serre de quequ'chose d'autre... c'est l'doc qu'on attendait...
- Hmmm...

le jeune second espérait juste que ce médecin durerait plus longtemps que son prédécesseur, qui avait eut la mauvaise idée de se trouver sur le chemin d'un canon en plein recul, et surtout qu'il serait plus compétent. Alors qu'ils allaient sortir sur le pont, Philipp enfila sur sa tête son fameux turban beige. Ce turban avait fait ciller bien des hommes, certains le prenant pour un sarrasin, d'autres pour un barbaresque, les autres pour un hérétique et le reste qui s'en foutait royalement. Toujours est-il que c'est ainsi qu'il sorti sur le pont, sa cape flottant dans les bourrasques de vent qu'il subit à peine sortit de la dunette.
Immédiatement son regard tomba sur un individu victime d'un certain embonpoint, serré dans un uniforme qui n'était pas sans rappeler celui de la marine royale française, dardant sur les hommes et le pont le regard d'un conquistador sur les terres soumises. Derrière lui un homme s'échinait à porter une imposante malle, qui de plus avait l'air très lourde.

Philipp se dirigea vers l'homme en uniforme, l'autre devait sans doute être son esclave ou quelque chose d'approchant. Arrivé à quelques trois pas du nouveau venu, le second du Bloody Revenge se rendit compte que l'autre était assez petit par rapport à lui, ce qui n'était pas rare, loin s'en faut.

-Philipp Kerner, second de ce navire. On m'a dit que vous étiez le remplaçant de notre défunt médecin ?

La phrase avait été dite d'un ton neutre, sans chaleur outre mesure, et juste ce qu'il faut de politesse pour faire comprendre à quelqu'un qu'il est le bienvenu sur le navire, mais pas non plus l'équivalent du messie. Accompagnée d'une main tendue, l'éducation Anglaise n'avait jamais vraiment quitté le jeune homme, même si les musulmans ne se serraient que très rarement la main et qu'il avait du s'y faire, le message serrait peut être plus facile à faire passer.

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MessageSujet: Re: Une bien modeste et discrète arrivée à bord...   Sam 19 Fév - 13:55

Louis-Isidore était un impatient. Il ne goutait guère aux plaisirs de l'attente, surtout debout, exposé au vent. Alors, décision fut prise d'exploiter ce temps mort et d'assoir, d'entrée sa position d'officier.

Il fit un signe autoritaire à un marin, grisonnant, boiteux et édenté. Ce dernier, intrigué, approcha. Sourcils froncés, moue dubitative et regard interrogatif.


"Combien le navire compte-t-il de marins?"


Haussement d'épaules. Non pas que le matelot anglais ne fut en mesure d'avancer le moindre chiffre, mais plutôt qu'il fut totalement incompétent dans le maniement de la langue de Molière. Il ne comprenait mot.

Sarria de Berrakatza aurait pu réitérer sa demande en s'abaissant au niveau de son interlocuteur. Il était effectivement tout à fait en mesure de mener une conversation en langue anglaise. Mais il ne s'y aventura pas. Résidu de dialectes frisono-scandinavo-normando-germain, l'anglais brillait, pour lui, par son manque de mélodie, de rythme et d'élégance. Louis-Isidore ne pouvait donc décemment pas se laisser aller à salir sa délicate bouche.

Signe de main à son esclave, enfin monté à bord. Il y avait toujours un sale boulot pour Balthazar-Antxoka qui sous la casquette de porteur cachait celle d'interprète..


"How many sailors are you on board?"


L'Anglais repartit dans un haussement d'épaules. Force était de constater qu'en plus de lacunes en langues, il souffrait d'ignorance en mathématiques. Louis-Isidore soupira. Son aventure sur ce rafiot commençait assurément mal. Une structure hors d'âge menée par des hommes pitoyables et ignorants.

C'est d'ailleurs lors de ce léger moment de flottement que le second décida d'enfoncer le clou en apparaissant. Le Basque n'eut guère le loisir de détailler la jeunesse du visage, la blondeur des cheveux ou la couleur des yeux, choqué qu'il fut par l'accoutrement ridicule du bonhomme. Cette imposante cape tout d'abord. Sous ces latitudes clémentes, il fallait être inintelligent, ou alors complètement faible, pour ainsi se couvrir. Et si jamais, comme cela arrivait régulièrement, il se mettait à pleuvoir, cette épaisse étoffe pèserait un âne mort. On ajoutait l'incommodité à l'inesthétique. Mais soit, cela pouvait encore passer.

C'était ce turban, porté par quelques dégénérés du Maghreb ou arriérés du Machrek, qui bloquait. A quoi jouait le second? Un déguisement pour effrayer? La volonté de se démarquer et d'être immédiatement identifié? Tout cela avait, en tous cas, le don de déplaire à Sarria de Berrakatza. Il n'aimait pas les originaux aux goûts exotiques.

L'envie de redescendre à terre n'avait jamais été aussi grande. Fuir ce radeau grotesque et son équipage grand-guignolesque. Ces premiers pas à bord tranchaient clairement avec l'impression donnée par le Capitaine Alkemade lors de leur rencontre quelques jours auparavant. La volonté manifeste de dominer les mers, armé de cette assurance inébranlable d'être invincible, et, croyait-il, la certitude d'être admirablement bien entouré. En découvrant le navire et l'équipage, Louis-Isidore ne cachait pas sa perplexité. Entouré par une bande de loqueteux puants et d'originaux idiots. La belle affaire.

Une main tendue, et une présentation dénuée d'enthousiasme tira Sarria de Berrakatza de ses pérégrinations intellectuelles. L'enturbanné était devant lui. Il parlait Français, mais ne l'était visiblement pas. Peut-être un Batave. Ou alors un Germain. Un homme du Nord en tous cas. Le Docteur attrapa la main pour la serrer vigoureusement. Ce n'était pas là une manifestation d'engouement ou d'euphorie, juste une façon d'exprimer, d'entrée, sa force physique mais surtout de caractère.


"Louis-Isidore Sarria de Berrakatza."


C'est uniquement après avoir annoncé son nom, avec un ton quelque peu trop cérémonieux, que le Basque lâcha la main de son truculent interlocuteur. Laissant la question (dont il n'appréciait d'ailleurs pas les termes) quelques secondes en suspens, il déporta son regard vers les quelques matelots présents sur le pont.


"Votre défunt médecin l'est depuis fort longtemps. Ou alors, il fut, avant de se voir attribuer ce froid et clinique qualificatif, particulièrement incompétent. L'état des quelques marins qu'il m'ait été donné de voir est tout ce qu'il y a de plus navrant. Croyez-moi, cela va changer…"


Le ton usé par le Basque était aussi sec et froid qu'un coup de Tramontane. Une teinte d'antipathie s'y faisait, ostensiblement, sentir. Louis-Isidore Sarria de Berrakatza avait pour lui une certaine honnêteté. Il ne feindrait pas l'affection ou l'inclination lorsqu'elles n'existeraient pas. Il se montrerait tel qu'il est : revêche, détestable et volontiers désobligeant.

Sans s'attarder sur de plus amples présentations, le Docteur fit quelques pas vers la dunette, ne doutant pas que Kerner le suivrait et même le guiderait jusqu'à sa cabine.


"Il me plairait d'ausculter chaque membre de ce cocasse équipage avant de prendre la mer. Les pommes pourries termineront à loisir leur processus de décomposition à terre…"


La métaphore fruitière était, mine de rien, flatteuse. Louis-Isidore ne s'attendait effectivement pas à humer, durant ces examens, des senteurs de fraises bien rouges ou des effluves de nectarines juteuses, mais bien des relents de matières fécales et une pestilence éminemment funèbre. Il ne restait plus qu'à espérer que sa cabine qui, il n'en doutait pas, ferait office de salle de travail, serait spacieuse et bien équipée.
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MessageSujet: Re: Une bien modeste et discrète arrivée à bord...   Mer 2 Mar - 13:49

Philipp eut la certitude que sa présence gênait l'individu quelque peu ventripotent dès qu'il vit son regard s'attarder sur son couvre chef. Le jeune second avait déserté la Royal Navy et avait vécu quelques temps en terre Sarrasine, ses habitudes vestimentaire, prises là bas, n'engageaient que lui, et si cet état de fait dérangeait son vis à vis, il eut l'intelligence de n'en rien dire et serra la main que Philipp avait tendue. Une poignée ferme, une main qui s'avéra de bonne puissance, suffisamment pour tirer un discret sourire en coin au jeune second, encore que le nom de l'homme y était pour beaucoup.

La question du jeune second resta quelques instants en suspend avant que le nommé Sarria de Berrakatza ne se décide à y répondre, quoique de manière assez détournée. Apparemment il était le médecin et, même s'il ne le dit pas expressément, il semblait avoir une haute estime de son "art", ce qui rembruni d'avantage Philipp. Il n'aimait guère le genre pédant et suffisant, mais force était de constater que l'équipage était dans un état assez déplorable, et le médecin allait devoir justifier son qualificatif, sous peine de subir les foudres du capitaine, après les siennes, qui n'était pas moins dangereuses que celles d'Alkemade.

Sans se présenter d'avantage, le mangeur de grenouilles se dirigea vers la dunette. Philipp fut tenté de le laisser se débrouiller seul pour trouver ses appartements, mais un médecin compétent était suffisamment rare pour que le jeune Kerner prenne sur lui, du moins jusqu'à ce que la terre soit assez éloignée pour étouffer toutes velléités de désertion chez ce pédant petit "Frenchy". Et si Alkemade l'avait choisi c'était bien pour une raison...

Mâchoire crispée et poings serrés, il réprima à grand peine l'envie d'aller voir ailleurs s'il y était et, après avoir soufflé un bon coup et retrouvé un semblant de calme, il suivit le type qui croulait sous l'imposante malle, le dépassa, dépassa Sarria de Berrakatza pour les guider dans le navire. Il lança en passant :

- Pour votre gouverne, nous n'avons plus de médecin depuis deux mois, il était jusqu'alors très compétent, vous aurez le loisir d'ausculter tout les membres de ce bâtiment, mais pour ce qui est d'en laisser à Terre, vous verrez avec le capitaine. Il choisit minutieusement et personnellement les membres de son équipage, et verrait surement d'un assez mauvais œil qu'un nouvel arrivant juge ses choix, avis médical ou pas...

Il ne précisa pas non plus que critiquer un choix du capitaine pour qui n'y était pas autorisé pouvait s'avérer potentiellement mortel. Philipp pouvait se le permettre en tant que second, Alkemade devait avoir compris que ce n'était pas de l'insubordination, mais la volonté du jeune homme de mieux le servir.

Les appartements du médecin se trouvaient non loin des quartiers de Philipp, et l'infirmerie n'était pas très éloignée non plus. Le concepteur du Bloody Revenge avait séparé les deux, sans doute pour permettre au praticien de pouvoir dormir sans les relents de chair brulée et autres moins agréables qui imprégnaient l'infirmerie après les batailles. Le matériel du prédécesseur du Français était resté sur place, si d'aventure il lui manquait quelque chose il trouverait peut être son bonheur dans l'attirail de l'autre. Philipp ouvrit la porte des appartements du médecin et tendis la clé à Sarria.

- Voici vos quartiers. Nous avons laissé tout les livres de votre prédécesseur, certains sont en latin, d'autres en Espagnol, le reste est en français. Vous souhaitez vous installer de suite ou comptez vous visiter l'infirmerie avant ?

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