..
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Personnages prédéfinis : Jacressards (Disponibles : 6/8)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Scarlett C. Lewis

☼
avatar

Féminin
Messages : 1828
Localisation : A la proue de mon navire !
Humeur : Massacrante

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Personnages prédéfinis : Jacressards (Disponibles : 6/8)   Mar 12 Oct - 20:17

LA FAMILLE VIVIEN



    Renée Vivien - ou Chansons pour mon ombre.

    image de base
    Métier : Tenancière de la Jacressarde.
    Statut : Libre


    Elle paraît encore jeune, malgré quelques cheveux blancs qui s'égarent, reflets de ses inquiétudes. Il y a quelque chose en elle qui vous séduit - un sourire léger et doux, le délicat murmure du velours de sa robe, ou encore ses yeux clairs qui s'égarent ... Et pourtant ! Il y a quelque chose qui fait que votre main s'arrête, que votre gaieté s'estompe ... Et puis Renée s'avance vers vous, boitant sur une jambe morte, appuyée sur une canne de fortune, que vous n'aviez point vue encore - et vous sentez alors combien la beauté, c'est peu de chose. On sait d'elle qu'elle est veuve, et qu'elle a gardé cette pension noircie par les choses après la mort de son mari. On ne sait d'où elle tient cette infirmité douloureuse, depuis quand elle traîne la jambe, montant les escaliers avec fracas et douleur. Et que dire encore de son étrange et malhonnête ouvrage ... ? Certains y voient la charité malheureuse, beaucoup d'autres une besogneuse avidité. C'est qu'outre son bonnet à rubans et sa robe du dimanche, Renée possède bien peu de choses pour elle-même. Non pas qu'elle donne à tout va aux nécessiteux qui passent, ce serait là bien trop présager de sa bonté ! Mais elle se ruine pour donner un peu d'espoir à ses deux enfants, qui sont nés de rien. Pour garder encore debout une maison branlante, qui s'effondrera un jour, comme rongée de l'intérieur. Comme une vaine tentative de reconstruire ce qui est né dans la fange, ce qui pourrit aujourd'hui.

    Relations : Elle voue presque exclusivement le petit lot d'amour en réserve à ses deux enfants , quand elle le peut. L'aîné, Hyacinthe, issu de son mariage, voudrait partir, tandis qu'elle aimerait le lier à elle, à la maison. Et il y a la plus jeune, Athénaïs, celle qui est venue bien longtemps après la mort de M. Vivien, celle qui aurait dû être une fille de la honte, et que Renée, contre toute attente, a élevée en petite dame. Elle les oublie parfois un peu, ses enfants, dans les bras d'un homme de passage - pour l'heure, c'est l'étrange locataire de la première chambre, celui qui a fui pour dettes et ne paie jamais son dû. Mais comment lui en vouloir, à Renée ? Peut-on à sa place être une femme constante ... ?




    Athénaïs Vivien - ou Flambeaux éteints.

    image de base
    Métier : Fille de Renée Vivien - père inconnu.
    Statut : Libre


    La petite Athénaïs a grandi dans l'ombre d'un rêve qui était trop beau pour elle. Blanche, fine et fragile, elle semblait de ces fleurs sauvages qui poussent n'importe où, mais qui paient leur beauté en ne vivant qu'un jour. Renée la choya ainsi, comme un trésor éphémère que l'on perd trop vite. Et, hasard ou miracle, l'enfant survécut. Alors sa mère aima d'autant plus la petite fille, la jeune femme qui se profilait dans ces grands yeux-là et, comme pour la rendre plus belle encore, la berça d'histoires et de promesses comme autant de remèdes au monde gris et noir qu'elle côtoyait. Elle vécut alors, l'enfant, ployant sous le lourd secret de sa naissance - interrogeant plusieurs fois sa mère, qui ne daignait désigner que la mer qui avait apporté et repris cet amant sans nom. A côté de cela, Renée la préserva comme elle put du monde pourri et souterrain qui créchait dans ses combles, dans sa cour - si bien que cela devint quelque chose de communément admis : on touchait parfois à la mère, on n'approchait pas la fille. Mais cela suffit-il ... ? Athénaïs regardait, parfois, le bal triste et comique des clochards, dans la cour. Peinant sous le mystère de sa petite vie de recluse, elle fit à ces tristes images - mendiants, enfants trouvés, femmes en haillons, tout son enseignement. Elle n'est plus si naïve, Athénaïs : elle a beau avoir un nom de grande dame, elle connaît sa disgrâce. Et si elle a encore la jeunesse de ses rêves, elle n'a plus la témérité de penser les réaliser un jour.

    Relations : Athénaïs a maintenant quinze ans, et ses robes de petite fille, dévoilant encore ses chevilles, cachent bien mal ses attributs de femme. Les regards qui tombent sur elle ont changé de nature - mais le voit-elle ? Renée murmure à présent : Athénaïs doit partir ! Mais la jeune fille ne voit là qu'une lubie de sa mère, et n'a jamais pensé son départ possible.





    Hyacinthe Vivien - ou Échappées belles.

    image de base
    Métier : Aide à la Jacressarde.
    Statut : Pris


    Hyacinthe fut un enfant de l'espoir, lui aussi. On lui donna un nom, un beau nom ronflant de beau Monsieur, et puis on se ruina pour son éducation - il était intelligent, on l'élevait bien, il deviendrait quelqu'un, pas de doute ! Et puis il y eut le drame - M. Vivien mourut, la maison ... devint ce qu'elle est encore. Et de l'avenir heureux de Hyacinthe, il ne fut plus question. A présent, le jeune homme est devenu un paradoxe. Son nom voudrait vous annoncer un jeune homme qui se distingue, et dans les faits, c'est un jeune homme comme les autres - peut-être pis que les autres ! Il s'est fait au parler vulgaire des résidents de la cour, il murmure à leurs oreilles des plans d'évasion et des rapines à venir ... Il y a maintenant quelque chose d'insidieux, dans ses gestes, de douteux, dans son regard : Hyacinthe est marqué par la jacressarde, jusque dans son sourire. Il ne rêve plus que d'une chose, le gamin : fuir cette pension-prison où il monte le dîner aux locataires, où il distribue les menus vivres aux mendiants. Fuir cet héritage pourri que Renée lui a laissé comme une faveur, et partir en mer, comme ces hommes qu'elle aime et qu'elle perd, pour connaître une autre vie. Une vie où il pourrait devenir ... Quelqu'un ?

    Relations: Les couloirs éventés de la Jacressarde résonnent régulièrement des disputes qui éclatent entre Hyacinthe et sa mère. Il clame haut et fort qu'il partira un jour, sans crier gare ... Et vous le retrouvez le lendemain, plus sombre, marmonnant entre ses dents, à faire son office dans la pension. Quant à sa sœur, tant protégée, parfois à ses dépens à lui, il n'a pas l'air de lui en vouloir - et semble encore moins la connaître.


Dernière édition par Scarlett C. Lewis le Mer 4 Mai - 5:40, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://capalouest.1fr1.net
Scarlett C. Lewis

☼
avatar

Féminin
Messages : 1828
Localisation : A la proue de mon navire !
Humeur : Massacrante

Carte aux trésors
Amis, ennemis, connaissances:
Baratin de haute importance:
MessageSujet: Re: Personnages prédéfinis : Jacressards (Disponibles : 6/8)   Mar 12 Oct - 20:20

GENS DE PASSAGE ET HABITUES



    La Guislaine - ou L'esseulée.

    image de base
    Métier : Mendiante
    Statut : Libre

    Ne l'avez vous donc jamais aperçue, la Guislaine, à courir les rues de la ville, mains désespérément tendues ? Dans ses godillots trop grands, pieds nus quand viennent les beaux jours, elle se traîne, boueuse, ânonnant vieilles chansons et pieux souvenirs d'une voix un peu rauque, elle est là, presque immuable. Elle a pour seule subsistance la générosité frileuse des voyageurs de passage, la soupe des bonnes œuvres et un morceau de paillasse humide dans la cour de la Jacressarde. On a bien essayé de lui donner un travail, à la Guislaine, on sent qu'elle n'est pas méchante pour un sou, et puis sous la crasse et les haillons, on devine combien elle fut belle, autrefois ... Mais voyez-vous, la Guislaine, elle s'échappe et divague pour se retrouver, fatalement, à errer de par les rues, hagarde, criant après un trésor perdu. C'est qu'elle répète toujours, le regard vague, qu'on lui a volé son enfant ! Au demeurant, il n'est pas rare qu'elle cueille au détour d'un carrefour une jolie petite fille des hauts quartiers, un gamin crasseux qui jouait là - quelques mots doux, prendre l'enfant par la main, c'est si simple ! Aussi vient-on régulièrement à la Jacressarde, suivant la traîne en lambeaux de son manteau trop fin, lui retirer ce qu'elle a dérobé. On se souvient avec effroi des cris et hurlements qu'elle poussait, autrefois, quand on lui arrachait cet enfant - jamais le même, toujours le sien. Maintenant, elle ne dit plus, la Guislaine. Un baiser de poussière sur la petite joue et elle laisse faire, elle laisse partir, avec pour seule protestation une larme silencieuse. Quelques jours, elle se tiendra tranquille. Et puis ... Les fous ont des amours inexorables.

    Relations: Renée l'accueille, comme les autres, mais c'est un regard méfiant qu'elle lui lance, chaque soir. Elle se fait un honneur de reconduire à la porte les gamins que la Guislaine ramène, avec ses larmes et ses chansons. Les intrusions d'hommes de l'ordre ont parfois été de sa faute, elle lui en tient rigueur. Mais l'on dit aussi, quand Renée est loin, que la raison est toute autre. Et que la Guislaine parmi ses enfants d'un jour a déjà compté la petite Athénaïs. La Jacressarde en aurait tremblé.




    Mihaël Liner - ou Le Supplément au Voyage de Bougainville.

    image de base
    Métier : Locataire de la Jacressarde
    Statut : Libre

    Mihaël Liner n'est pas un homme comme les autres. Les hommes de la Jacressarde l'ont bien compris et le tancent, chaque jour, quand il passe dans la cour, pour qu'il révèle son crime, son secret, son histoire. Il est arrivé des pays lointains, un soir, passager d'occasion de l'Ambrosia, puis il erré, d'une ville portuaire à l'autre ... Ce qu'il était ? Oh, il fut de ces nombreux naturalistes qui voguèrent, au gré des vents, pour explorer le monde. Il aima les plantes, les bêtes, des îles paradisiaques, se prit de passion pour les "bon sauvages" qui peuplaient ces terres inconnues. C'est qu'il avait foi en l'homme, Mihaël Liner, qu'il pensait qu'il était possible de vivre dans une tendre harmonie avec la nature ... Et puis, il a vu la vie telle qu'elle est. La conquête, telle qu'on la prévoyait. Le voilà maintenant revenu, après bien des années ... Et le jeune, le brillant penseur qui fréquentait en perruque poudrée les milieux élégants a fait place à un homme silencieux, taciturne.

    Relations: Il n'a pas grand chose pour vivre, Mihaël, mais Renée en a fait son exception. Cette dernière tente en désespoir de cause de le faire plier, de lui faire avouer ce qu'il a pu bien voir, ce qu'il a pu vivre. Mais s'il consentira peut-être un jour à lui ouvrir ses bas, qu'est-ce qui pourrait l'amener à dévoiler les replis de son cœur ? Le seul objet qui semble éveiller son intérêt demeure, au fond, la jeune Athénaïs. Comme un reflet similaire, dans l'eau triste de leurs regards.



    Jacob Matthew Lens - ou L'Homme qui rit.

    image de base
    Métier : Menteur.
    Statut : Libre

    Le corps de Jacob est un livre fabuleux. Les pages sont ses membres raidis par les efforts, sculptés par le labeur épuisant, et parfois cruellement ôtés par la vie. Les phrases sont des cicatrices, tortueuses, tantôt fines ou épaisses, qui sillonnent sa peau abîmée et parcheminée. Et celui qui lit, habile, toutes les histoires qui le traversent, c'est lui, avec sa mine un peu défaite, son nez cassé, sa bouche trop grande et ses yeux trop bleus. Tellement clairs qu'ils ressemblent à ces mers indigo, presque translucides, qui scintillent sous la lumière tendre et généreuse du puissant soleil. Des yeux qui semblent si sincères...
    Mais lorsque, sa main à présent disparue, a été soi disant arrachée par le kraken en personne, et que la veille, Barbe Noire l'avait tranchée sans pitié, ses yeux semblent soudain plus sournois.
    Jacob n'est pas un menteur. C'est bien pire.
    Tout n'est que mensonge, faux semblants. Dès qu'il ouvre la bouche, rien n'est vrai, tout est inventé.
    Jacob n'est pas un livre, c'est un mirage, une illusion. Une vaste mascarade.
    Ses sentiments, ses histoires, ses rires, ses cris, tout semble faux, surfait, refait. C'est un acteur, un excellent, mais un acteur tout de même. Il vous arnaque, vous filoute, vous vole et vous truande. Il vous ment et se rit de votre crédulité. Ses beaux parlers ne servent bien souvent qu'à vous dérober votre bourse, ou simplement à rire sous cape de vos yeux captivés. Les plus naïfs se font détrousser, les plus malins n'ont aucun scrupule à battre un infirme. Jacob rit quand même. C'est son seul divertissement, après tout. Quand on est seul, presque fou, et que notre vie est derrière nous, que nous reste-t-il, après tout ?

    Relations: Jacob est parfois admiré, mais cela dure si peu de temps, que, d'une manière générale, on peut dire qu'il est détesté et méprisé. Les gens l'écoutent, puis l'évitent, ou haussent les sourcils en entendant ses récits sans queue ni tête.
    On raconte pourtant, qu'une femme l'a aimé, un jour. Qu'elle adorait ses histoires, ses mensonges. Mais l'acteur dû baisser les rideaux, car la représentation de trop la fit fuir. On ne ment pas sur les sentiments, Jacob...



    Alden Jones - ou La Légende des siècles.

    image de base
    Métier : Clochard
    Statut : Libre

    Alden a une voix un peu rocailleuse, aussi brisée et rugueuse que ses mains de marin, abîmées par le cruel soleil, les embrums salés, les cordages rèches et les combats sanglants. Elle résonne, sombre, comme sortant de l'immense gueule béante du monstrueux Kraken, et a des allures de triste prophétie. Alden est, après tout, à sa façon, un prophète, un chaman des sept mers. Et lorsque ses lèvres désséchées et craquelées s'entrouvrent, découvrant les quelques dents noirâtres encore accrochées à ses gencives, il va forcément vous conter une légende oubliée, poussiéreuse et gorgée du goût délicieusement sucré du rhum.
    Les beuglements, les rixes, les rires gras et les plaisanteries grivoises, tout, absolument tout se tait. Alden va parler.
    Alden sait tout, il a tout vu. Il est vieux, il n'a peut-être même plus d'âge.
    Ses yeux fatigués ont aperçus le navire fantôme hantant les sept mers, ses oreilles à moitié sourdes ont entendu les beuglements gutturaux et sinistres des monstres marins, et tous les plus grands pirates ont déjà trinqué ou croisé le fer avec lui.
    Alden est un peu fou, mais il se souvient.
    Alden était là et sera là, assis, sa longue barbe grisâtre tombant tristement sur ses cuisses éreintées par la vieillesse, à vous conter tout ce qu'il y a à savoir, tout ce qui un jour fit, et fera trembler, tous les forbans, fripons et autres canailles venant écouter sa voix de vieux loup de mer à la Jacressarde.

    Relations: Tout le monde le connait. A force de raconter des légendes, il en est devenu une lui-même. Alden, le conteur, le vieux fou que tous écoutent. Fou, il doit l'être, mais qu'importe, personne ne rit quand il parle.
    Mensonge, démence, ou vérité ? Mystère. Personne ne sait, et tous le croient. Alden est peut-être sénile, mais quel orateur !



    Mary Anne Verlain - ou L'Amoureuse.

    image de base
    Métier : Prostituée
    Statut : Prise

    Mary Anne est un ange. Sous ses longs cils blonds et délicatement recourbés, pétillent deux saphirs. Sa bouche, gracieux petit bouton de rose, s'épanouit souvent en un sourire tendre, creusant deux fossettes et ses cheveux d'or, emmêlés et attachés en un chignon sauvage, encadrent son doux visage d'un halo presque magique.
    Mary Anne est une tragédie. Les ailes coupées, clouée au sol, condamnée à regarder l'océan à travers les barreaux de sa triste cage. Il est si loin, intouchable. Et ses doigts effilés effleurent la vitre de sa chambre.
    Mary Anne n'est pas une prostituée, c'est une amoureuse. Elle aime l'océan par procuration, voyage dans les bras puissants des pirates et marins qui la possèdent le temps d'une nuit souvent brutale.
    Mary Anne vous aimera si, après avoir satisfait vos plus vils besoins, vous lui chuchotez au creux de l'oreille, comme une déclaration, le récit de vos aventures.
    Et un jour, qui sait, vous ne verrez plus ses yeux briller au fond de la taverne, et son corps svelte se faufiler entre les clients avec légèreté et grâce.
    Un jour, peut-être, elle aura rejoint son seul et véritable amant, l'océan, et, sur un imposant navire, elle retrouvera ses ailes.

    Relations: Tout le monde connaît Mary Anne sans vraiment la connaître. On sait juste qu'elle vous pardonnera tous vos vices, si, à la lueur vacillante de la bougie, vous lui contez vos aventures. Alors elle est amusante, attendrissante, cette petite. Mais d'où vient-elle, qui est-elle ? Tout le monde l'ignore. On raconte seulement que sa mère était anglaise, et son père français... Mais qu'importe, Mary Anne est un ange : elle n'a pas d'origine, elle est. Tout simplement.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://capalouest.1fr1.net
 

Personnages prédéfinis : Jacressards (Disponibles : 6/8)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cap à l'Ouest ! :: Toi ? Devenir pirate ? Laisse-moi rire... :: Crise d'identité-