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 [FAQ Historique] Sujet récapitulatif

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Scarlett C. Lewis

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MessageSujet: [FAQ Historique] Sujet récapitulatif   Ven 10 Sep - 14:48

    Cette foire aux questions regroupe toutes les questions auxquelles nous avons donné une réponse dans ce sujet. J'espère que vous trouverez ici des informations utiles pour votre vie de forban ! N'hésitez pas à compléter les informations avec ce que vous avez pu trouver vous-même !


I. La vie quotidienne au XVIIIe siècle.


    A. Nourriture, alimentation.

      Citation :
      Outre le rhum, le whisky, et le vin, la bière, quels autres alcools et cocktails existent à cette époque ?
      • Le Gin est apparu au XIVe siècle.
      L'Absinthe existe depuis la préhistoire, mais sa recette a beaucoup changé au fil des siècles.
      L'armagnac est né dans l'antiquité.
      Le Cidre est apparu au VIe siècle.
      Le Saké a vu le jour bien avant le Christ.
      Le Calvados est né au XVIe siècle.
      Le Cognac au XVIIe siècle.
      La Vodka est créée au XIVe siècle.
      Le wisky fut créé au IXe siècle, puis amélioré.
      L'hydromel apparaît en 350 av JC.


      • Le rhum - état d'une mythologie.
      Connaissant ses premières ébauches à la fin du XVIème siècle, le rhum est obtenu par la fermentation et la distillation des cannes à sucre : on le désigne dans les textes sous le nom de "miel de canne" ou de "guildive", parmi les français. Durant le XVIIème siècle, ladite boisson acquiert peu à peu ses lettres de noblesse parmi les flibustiers nord-européens (elle reste très appréciée des hispaniques). Cependant, la conquête est longue et il faut bien attendre l'apogée de la piraterie pour que le rhum trouve une place de choix.
      En mer, il finira très apprécié dans la Marine anglaise - chez les français, en revanche, on continue de privilégier le vin. Ainsi en choisissant le rhum comme boisson de prédilection, les pirates ne font peut-être que perpétuer des habitudes alimentaires acquises lorsqu'ils officiaient encore dans la légalité.

      • Repas et boissons en mer.
      Vu les difficultés de ravitaillement, le pirate en mer alterne entre des périodes de bombance et de longues périodes de disette. Dans les premiers jours de croisière, le navire part chargé de bêtes (porcs, poules, moutons. On tue souvent les porcs en dernier, car ces animaux ont la réputation d'avoir le pied marin). A ce régime de viande on peut ajouter quelques poissons ou même une tortue que nos forbans auraient eu la chance de réussir à attraper. Les descentes à terre, pour récupérer eau fraîche et nourriture, sont nombreuses. On ramène en général tout ... Ce qui peut être ramené : animaux abattus sur place, salés et boucanés, bêtes vivantes, riz, maïs, etc. Cependant, il faudra bientôt se rabattre sur l'ordinaire : biscuits secs souvent avariés et attaqués par les bêtes, pois, avoine ou riz.

      Quant à la boisson, c'est moins drôle encore. L'eau ? Elle est souvent croupie, prend un mauvais goût ; on tentera de la purifier en la coupant au vinaigre, en l'aérant, ou en y jetant une barre de fer incandescente. D'autres tenteront de la boire à travers un linge, car dans les futailles, par la chaleur se développent parfois des larves ... Aussi préfère-t-on en général des alcools peu forts, moins désagréable à boire et plus désaltérants : essentiellement de la bière, du cidre ou du vin quand il y en a. Une fois sur terre, plus de privation, il s'agira de faire bombance pour oublier les privations du voyage !

      Le rythme des repas en mer semble dépendre de la nationalité dominante sur le navire, qui devait tenter d'imposer les habitudes acquises. On sait que du côté français, on sert trois repas par jour : un déjeuner, vers six heures et demie, au lever du soleil (du biscuit avec un peu d'eau ou de cidre) ; un "dîner", servi chaud vers dix heures ; un "souper" chaud lui aussi, servi peu avant la tombée de la nuit, vers dix-huit heures. Le nombre de repas est porté à quatre dans la marine anglaise.

      (Consulter également cette page)

    Source : Jean-Pierre Moreau, Pirates au jour le jour



    B. Langage et expressions.

      Citation :
      Quels étaient les jurons de l'époque ?
      Diantre, déformation de "Diable". C'est, contrairement à ce que l'on peut penser au premier abord un juron très familier (comme à peu près tous ceux à base de "diable" ou "dieu")
      • Les jurons en - bleu : Morbleu, ventrebleu, parbleu, palsambleu, etc. Petite variante en dialecte paysan que l'on trouve chez Molière : morquenne, parquienne, palsanquienne, ventrequienne. Ou encore : testigué, jernigué, ventrequé, palsanqué ... On a aussi "Nostre-dinse !" pour "Notre-Dame !" C'est toujours le même système : on déforme volontairement pour éviter le blasphème, car il est bien entendu interdit de jurer en prononçant le nom de Dieu ou du Diable.
      Fi et fi donc ! exprimant le mépris.
      Tarare ! est un peu l'équivalent pour l'époque de notre "taratata". ("Interjection signifiant que l'on met en doute ou que l'on juge avec dérision ou ironie les propos que l'on vient d'entendre" selon le Trésor de la Langue Française informatisé)
      Fichtre ! pour exprimer l'étonnement est un peu plus jeune, mais je pense qu'on peut l'accepter.
      Bernique ! exprime le désappointement : c'est un peu l'équivalent de "rien ! rien à faire" !

      En terme d'insultes, parmi celles que l'on adresse aux femmes, on trouve harengère (dans les milieux aisés, parce que je doute que la profession de vendeuse de harengs soit une insulte en elle-même) et pie-grièche (pour une femme aigrie, désagréable, etc.)
      Tu as également cette page qui développe plus avant dans les insultes. Certaines sont plus vulgaires, aussi ai-je choisi de mettre la suite en spoiler (jeunes forbans, c'est gare à vous !) Cela donne :

      Spoiler:
       

      - Mes sources ? Essentiellement l'ATILF, un peu de Molière, et de théâtre XVIIIème .


      Les insultes et jurons des pirates : Les pirates usaient des jurons pour refléter la violence et se faire respecter. En voici quelques uns : "cul rouge", "rat de cale", "marin d'eau douce" (marin médiocre et inexpérimenté), "écrevisse de rempart", bois d'ébène (esclave noir), bois-sans-soif (ivrogne), capon (lâche), gibier de potence (qui mérite d'être pendu), forban (bandit), morbleu ! Parsambleu !...


    C. Sciences, santé.

      Citation :
      Quelles sont les maladies de l'époque ?
        • On a évidemment les maladies habituelles des marins : petit aperçu sur cette page. On a découvert en 1747 un bon moyen de combattre le scorbut, en faisant consommer aux marins oranges et surtout citrons (notamment en jus), mais l'information circule mal, et encore faut-il s'en procurer ... On compte aussi de nombreuses "fièvres" : "fièvres malignes" (sans doute une forme de paludisme), "fièvres simples" (malaria), "fièvres putrides" (typhus) et fièvres éruptives (scarlatine, rougeole, variole.)
        • La petite vérole (variole) et la grande vérole (syphilis) existent, sont connues. La première laisse des traces sur le visage (pensez à Madame de Merteuil dans les Liaisons Dangereuses !) et il n'est pas rare de voir mentionnés, dans les textes, des personnages au visage plus ou moins marqué par cette maladie.
        • Il faut cependant garder à l'esprit que les grandes préoccupations hygiénistes sont plus tardives : le mythe de la Syphilis comme maladie vénérienne dangereuse, menaçant de gagner toute la population et engageant une méfiance plus forte envers les prostituées apparaît au cours du XIXème siècle. De même, si la tuberculose (appelée souvent phtisie à l'époque, ce me semble) est connue, la grande peur de la maladie, son étude plus approfondie datent également du XIXème.
        • La calenture était une espèce de délire furieux commun chez les marins navigant par une chaleur torride. (source : Robinson Crusoé, de Defoe.)


      Citation :
      Quels étaient les progrès de la médecine ?
        • L’anatomie des lumières est en plein développement. De grands praticiens de l’époque organisent des séances publiques de dissection et la notion de circulation sanguine est généralement acceptée. En France, une académie d’Anatomie a même été reconnue par le roi.
        • L’anesthésie en est à ses premiers balbutiements. Plusieurs chimistes ont découvert les éthers et ont mis au point d’efficaces protocoles de synthèse, mais l’application à la médecine reste extrêmement marginale et n’est absolument pas reconnue. Quand un chirurgien veut opérer, il reste fidèle aux bonnes vieilles recettes maison : un coup de massue sur le crâne, ou plus sérieusement, une bonne cuite. Saouler le patient avant une opération reste la méthode la plus efficace à cette époque.
        • La chirurgie, parlons-en : nous n’en sommes pas encore à l’époque du bon Pasteur, l’hygiène est donc déplorable : l’invention du microscope a permis la découverte des micro-organismes et de la notion de germes, mais les principes de stérilisation sont encore inconnus. Il apparait ainsi superflu pour beaucoup de praticiens de se laver les mains avant une opération…
        • La chirurgie pourtant est en plein essor : c’est au XVIIIe siècle que se réalise avec succès la première ablation de l’appendice par exemple. Mais malgré d’impressionnants progrès techniques, la survie du patient n’est pas assurée dans le post-opératoire, à cause du développement d’infections générées par une carence d’hygiène.
        • La question des maladies a déjà été traitée dans un autre sujet. Citons toutefois la naissance de l’épidémiologie, avec la création d’enquêtes de recensement des malades à grande échelle qui permettront par la suite de préconiser à la population des attitudes sanitaires de prévention.
        • La quinine a également fait son apparition comme médicament contre des maladies infectieuses comme la malaria. On utilise encore souvent les saignées comme remède contre les maladies.
        • Point encore de vaccination : ce procédé ne sera découvert qu’en 1790.
        Par Evan Borgne LeNoir




Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [FAQ Historique] Sujet récapitulatif   Dim 19 Sep - 16:44

II. Piraterie, fonctionnement des navires, vie maritime.


Citation :
Y a-t-il une différence nette entre les boucaniers et flibustiers ? Pirates et corsaires ?

    Oui. Un corsaire est un marin sur un navire civil, autorisé par une lettre de charge à attaquer les navires ennemis, en temps de guerre. Il pille essentiellement les marchandises, et ne fait pas de mal aux matelots. C'est donc tout le contraire d'un pirate, puisque le corsaire a un statut officiel, qu'il officie en temps de guerre et avec l'autorisation de son gouvernement. Le lien qu'on peut tisser entre ces deux "professions", c'est que les pirates sont souvent d'anciens corsaires, qui ne souhaitent pas retourner à la vie normale, une fois la paix signée, et qui versent donc dans l'illégalité en continuant leurs rapines ...

    Flibustier peut être simplement un synonyme de pirate. Cela avait un sens plus précis, mais à notre époque, le mot a pris le sens d'homme malhonnête, de brigand. Même combat pour Boucanier : au départ, ce sont des hommes qui couraient les bois pour trouver des bêtes - des boeufs - et boucaner leur viande, qu'ils revendaient aux navires de passage. Le terme a évolué et a servi à désigner certains pirates, notamment aux Amériques.


Citation :
Les pirates avaient-ils un vocabulaire spécifique ?

    "Aller en course" = partir en quête d'un bateau marchand à détrousser.
    "Noyer la terre" = La voir disparaître à l'horizon.
    (A compléter)

_________________
«Vous me demandez en somme qui je préfère, des moralistes ou des criminels.
Vous savez bien que je déteste les moralistes
.
»

{Remerciements à Elizabeth pour l'avatar}


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MessageSujet: Re: [FAQ Historique] Sujet récapitulatif   Sam 25 Sep - 7:48

III. Tortuga


    A. Informations géographiques


      Carte d'Hispaniola de G.B.Ramusio, Navigazioni e Viaggi, Venezia, 1565.

      L'île de la Tortue, découverte par Christophe Colomb lors de son deuxième voyage (il était passé au large lors de son premier voyage), fut nommée ainsi à cause de la carapace de tortue que son relief inspirait aux colons.
      Située à quelques kilomètres au nord d'Hispañola (actuelle Haïti), elle se présente sous la forme d'un plateau calcaire, d'une altitude variant entre 200 et 300 mètres (son point culminant se trouve être le Morne Monde, d'une hauteur de 464 mètres). Mesurant 37.5*7 kilomètres d'envergure, elle fut très rapidement dépeuplée de sa population indigène (à partir du XVII° siècle), qui fut décimée malgré son aspiration au partage.

      Elle abrite deux ports principaux (construits au XVII° siècle), Basseterre (au sud-est) et Cayonne (au sud), qui se trouvent être les seuls points d'accès à l'île (la face nord est non seulement très escarpée mais difficile d'accès par la mer). Il faut compter 50 jours de navigation pour l'atteindre à partir de l'Europe. Quant au retour, il nécessite 100 jours de voyage (données approximatives). Et ce sans compter les risques d'interception par les navires espagnols, très nombreux sur les Grandes Antilles (Cuba, Saint-Domingue et Puerto-Rico étant de grandes colonies espagnoles à cette époque).



      Il n'existe pas de difficulté majeure à la navigation, aux alentours de Tortuga. Cependant, elles se trouve être aléatoire, du fait des alizés, vents dominants qui peuvent être particulièrement violents de Décembre à Janvier, et de Juin à Août.
      Le temps quant à lui, se décline en deux phases de sécheresse, et deux grandes saisons de pluie :

      PluieSécheresse
      Avril/MaiFévrier/Mars
      Octobre/JanvierJuillet/Août
      Violentes d'Avril à MaiViolents orages en fin d'après midi

      Entre juillet et Octobre, les cyclones traversent la mer des Antilles d'Est en Ouest. C'est la saison dite "d'hivernage". Les navires restent au port.



    B. Armement.

      A l'époque où nous nous situons en jeu, soit en 1770, l'île de la Tortue est officiellement française (ce n'est qu'un titre, car en réalité, l'île est presque une zone de non-droit). Elle fut reprise en 1667, après que les espagnols aient rasé ses constructions. A son arrivée, le gouverneur Ogeron fit construire une tour de pierre et d'argile, de 7 mètres de haut sur 2 mètres de large, près du port de Basseterre. Elle contenait trois batteries de canons étagées, et se trouvait renforcée par deux maisons fortes, contenant chacune une batterie de canons, et des meurtrières.

      L'île est donc largement sous-armée, ce qui n'est guère étonnant puisque sa meilleure défense réside dans ses liens d'intérêt avec les flibustiers de tous poils (prétexte au désintéressement de l'Etat, entre autres, bien qu'il profite du fruit du labeur des flibustiers). En effet, contre le financement de leur armement, les flibustiers ont pour coutume de protéger l'île de toute incursion (ce qui sert également leurs intérêts personnels, puisqu'ils y écoulent leurs produits).


    C. Artisanat.


      -L'île de la Tortue se trouve être une source importante de gibier, notamment de bœuf sauvage, issu des abandons de bétail des colons qui s'y sont succédés avant la stabilisation politique des lieux.

      -les navires marchands s'y rendaient en particulier pour ses indigoteries (établissements spécialisés dans le décantage de l'herbe indigo, qui donne une poudre bleue utilisée pour la teinture des étoffes), ainsi que pour ses ressources en bois de brésillet (qui sert de matière première pour la teinture des étoffes en rouge).


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